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[#Burkina_Faso] Désinformation : « Celui qui aime couper les têtes n’aime pas que le couteau plane à côté de sa tête », le Capitaine Ibrahim TRAORÉ à propos des médias occidentaux

La deuxième session du Collège des Chefs d’État de la Confédération des États du Sahel (AES), tenue à Bamako, capitale du Mali, le 23 décembre 2025, a été l’occasion pour le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, Président du Faso, Chef de l’État, de dire ses quatre vérités aux médias occidentaux quant à leur manière de traiter l’information sur les pays du Sahel, et particulièrement sur le Burkina Faso.

Devant la diaspora burkinabè résidant au Mali, en Mauritanie et en Guinée Conakry, le Chef de l’État n’a pas mâché ses mots face à ces organes de presse.

Selon le Chef de l’État, « pendant des siècles, des décennies, ces gens (Occidentaux, ndlr) nous ont maintenus dans la désinformation (…) Aujourd’hui, nous sommes en train de renverser la tendance et ils se mettent à crier sur tous les toits, à appeler au secours par-ci, par-là. Celui qui aime couper les têtes n’aime pas que le couteau plane à côté de sa tête. C’est ça leur cas. Ils ont passé des décennies à désinformer nos peuples, à mentir sur nos peuples, mais quand nous, nous communiquons, ils paniquent et crient sur tous les toits ».

Dans cette même logique, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ a reproché aux médias occidentaux d’être eux-mêmes « au cœur de la désinformation ». Pour illustrer ses propos, il est revenu sur des informations qu’il juge mensongères le concernant. « Il n’y a pas longtemps, les mêmes médias impérialistes disaient qu’il y a eu un coup d’État au Burkina Faso, que j’ai fui au Niger et que je suis blessé », a-t-il rappelé.

Faisant allusion à une vidéo créée par un jeune Burkinabè à l’aide de l’intelligence artificielle, annonçant un prétendu coup d’État contre le Président français Emmanuel MACRON, le dirigeant burkinabè a souligné que, bien que cela ait suscité la panique dans leurs rangs, « ils ne sont pas prêts à changer ».

La communication, un combat quotidien

Dans un appel direct aux populations, le Président du Faso a exhorté à la poursuite de ce qu’il considère comme un combat informationnel. « Il faut que vous vous mettiez cela dans la tête : le combat continue, il est quotidien, permanent. Continuez de communiquer et de rechercher les bonnes informations avec nous, et nous vous offrirons ce que nous avons comme informations pour vous permettre de communiquer. Nous n’arrêterons jamais de communiquer, car c’est un combat quotidien », a indiqué le Capitaine Ibrahim TRAORÉ.

Profitant de l’occasion, le nouveau Président en exercice de la Confédération des États du Sahel a salué l’engagement des communicateurs de l’espace AES, soulignant que « c’est cela qui leur fait mal (ndlr : aux Occidentaux) ». Il a regretté l’incapacité des médias occidentaux de reconnaître les actions positives.

« S’ils étaient un peu malins, quand ils nous dénigrent et nous insultent tous les jours, ils pourraient au moins mentionner, de temps en temps, ce que nous faisons de bien. Mais comme ils se croient maîtres et nous voient comme des esclaves, comment apprécier ce qu’un esclave fait ? Ils continuent dans leurs narratifs, ne relayant que le négatif afin d’intoxiquer le monde », a-t-il déploré.

Le Chef de l’État a, en outre, évoqué ce qu’il considère comme une évolution des perceptions au sein des opinions publiques occidentales. « Des activistes venus d’Angleterre, des États-Unis et d’ailleurs sont venus voir ce qui se passe au Burkina Faso. Une fois repartis, ils ont fait des vidéos pour dire que leurs médias sont des médias menteurs », a-t-il soutenu.

Rompre avec les pratiques dégradantes 

Un autre aspect de sa critique porte sur ce qu’il décrit comme un endoctrinement des jeunes Occidentaux par le système éducatif, à travers des représentations dégradantes de l’Homme noir. « Même leurs écoliers ce qu’ils mettent dans leurs têtes, c’est que nous sommes des singes à peine évolués et que nous dormions peut-être encore dans les arbres. On n’est rien en fait. Et ce sont des pauvres, ils ont faim. Ce sont ces images qu’ils montrent », a-t-il expliqué, avant de pointer du doigt la complicité de certains Africains.

« Malheureusement, certains frères, des escrocs, utilisent des images d’enfants pour aller négocier avec des ONG en disant que nous avons faim. Nous n’avons pas faim et nous ne voulons rien de personne », a-t-il martelé. Sur ce point, le Capitaine Ibrahim Traoré a assuré que le Burkina Faso entend rompre avec ces pratiques. Il a affirmé que des instructions ont été données pour refuser les dons de nourriture destinés à des populations présentées comme affamées. « On ne prend plus cela au Burkina Faso, c’est terminé », a-t-il déclaré.

En conclusion, le Président du Faso, Chef de l’État, a lancé un appel aux citoyens burkinabè à s’engager activement dans la construction du pays, qu’il souhaite fondée sur la dignité et l’honneur.

Lucien DAKISSAGA, de retour de Bamako

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