[#Burkina_Faso] environ 40 bataillons d’intervention rapide équipés et opérationnels pour la reconquête du territoire
Le pays des Hommes intègres est confronté à la crise sécuritaire depuis 2015. Cependant, depuis le 30 septembre 2022, avec l’arrivée au pouvoir du Capitaine Ibrahim TRAORÉ, Président du Faso, Chef de l’État et Président de la Confédération des États du Sahel, la lutte contre le terrorisme a pris une nouvelle dimension, alliant acquisition de matériels militaires lourds sur fonds propres de l’État burkinabè et création d’unités spéciales dédiées aux opérations en profondeur.

À cet égard, lors de son séjour à Bamako, le mardi 23 décembre, en marge de la deuxième session du Collège des Chefs d’État de la Confédération des États du Sahel, le leader de la Révolution Progressiste Populaire est revenu, lors de ses échanges avec la diaspora burkinabè du Mali, de la Mauritanie et de la Guinée-Conakry, sur un élément central du dispositif de riposte à la menace terroriste : les unités spéciales.
Selon le Président du Faso, le pays dispose, depuis son accession à la magistrature suprême à ce jour, d’au moins une « quarantaine d’unités combattantes organiques équipées et prêtes à faire le mouvement à n’importe quel moment ». Baptisées « Bataillons d’intervention rapide », ces unités sont composées d’éléments aguerris et jouissent d’une autonomie opérationnelle dans la conduite des actions antiterroristes. 
Gratitude aux partenaires crédibles
Dans ses explications, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ a également précisé qu’une unité spéciale, dans le contexte burkinabè, compte environ 600 combattants. « Quand on dit un bataillon, c’est au minimum 600 hommes chez nous », a-t-il indiqué, ajoutant que leurs équipements sont le fruit du labeur du peuple burkinabè. « Ces unités sont toutes équipées par votre argent. Tout ce qui est entré, des premières munitions aux armes et aux véhicules blindés, c’est votre contribution », a affirmé le Chef de l’État.
Par ailleurs, dans son allocution, le Président du Faso a relevé une montée en puissance significative de la force de frappe de l’Armée, tant sur le plan de l’acquisition des équipements que du renseignement. « Nos capacités ont beaucoup augmenté, que ce soit en termes d’acquisition de renseignements, de puissance de feu et bien d’autres armes stratégiques qui seront bientôt dévoilées un jour », a fait savoir le leader de la Révolution Progressiste Populaire.
Le cadre d’échanges a également été l’occasion pour lui de réitérer sa gratitude à l’ensemble des partenaires qui soutiennent le pays des Hommes intègres dans cette phase difficile de la lutte contre le terrorisme. « On remercie tous les partenaires sincères qui ont accepté de nous ouvrir les portes de leurs usines et de nous vendre ce que nous voulons, parce qu’il y a des endroits où nous sommes allés avec notre argent et certains l’ont bloqué ; ils ne nous ont pas vendu et on leur a même dit de garder tout l’argent », a-t-il expliqué.
Montrer à tous les Africains que tout est possible
Au regard des obstacles rencontrés dans le cadre de l’acquisition de matériels militaires et fidèle à l’esprit de la Révolution Progressiste Populaire, qui prône une autonomie stratégique dans des domaines clés, le Chef de l’État a appelé au développement d’initiatives endogènes en vue de bâtir un secteur industriel capable de répondre à certains besoins essentiels de l’Armée nationale.
« Aujourd’hui, nous sommes dans une bonne dynamique et c’est vrai, nous avons payé beaucoup, mais nous sommes en train de vouloir en fabriquer nous-mêmes (…) nous pouvons penser, réfléchir et fabriquer », a-t-il soutenu, invitant à ne pas céder aux doutes des sceptiques quant aux capacités du génie national.
« Les plus sceptiques ont dit que ce n’est pas possible, mais on a réussi les premiers pas. La confiance en vous, en vos capacités, en vos potentialités de créer et de faire ce que les autres font, tant que nous avons cela individuellement et collectivement, notre pays vivra en paix », a-t-il déclaré avec conviction. Il a poursuivi en soulignant que les pressions et les intimidations ne sauraient constituer des obstacles à leur engagement.
« Nous avons été intimidés et menacés, mais nous sommes restés sereins et nous sommes en train d’avancer pour montrer à tous les Africains qui pensent que ce n’est pas possible que cela est possible », a soutenu le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, rappelant que cette dynamique repose avant tout sur la confiance en soi et en ses capacités, sans lesquelles « nous ne pourrons rien réussir ».
Lucien DAKISSAGA, de retour de Bamako
