[#Burkina_Faso] Réforme de la loi agraire et foncière: Une prise de responsabilité de l’État
Le 28 septembre 2025, à l’occasion d’un grand entretien de 90 minutes accordé aux hommes de médias, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ est revenu sur la réforme agraire et foncière récemment adoptée.
Selon le Chef de l’État, cette réforme s’imposait au regard des nombreuses conséquences sociales, notamment les conflits qu’avait engendrés la loi en vigueur.
« Des villages se sont affrontés à la machette, des familles se sont déchirées à cause de la question foncière », a-t-il déploré, tout en soulignant qu’il fallait que « l’État prenne ses responsabilités ».
Dans ce contexte, il a affirmé que ni la peur de frustrer ni l’hésitation n’avaient leur place. La réforme était, selon lui, devenue indispensable, surtout face à l’explosion du nombre de sociétés immobilières dans le pays. « Elles ne valaient pas une vingtaine en 2010. Subitement, en 2015, elles étaient plus de 200. Elles ont acheté des terres partout, les ont morcelées, revendues et pillées. C’est dangereux », a dénoncé le Président.
La situation est d’autant plus préoccupante que, dans certaines villes, des parcelles ont été vendues et revendues à plusieurs personnes. Ces pratiques ont été mises en lumière grâce à la digitalisation du secteur. « Il y a eu beaucoup de doublons, ce qui a engendré des conflits. Pendant que les politiciens s’y adonnaient, ils participaient à des conférences appelant à la cohésion sociale. Mais on ne peut pas prôner la cohésion sociale en divisant les gens, surtout à travers la terre », a-t-il déclaré.
Le Capitaine TRAORÉ a ainsi justifié la décision de redonner la gestion des terres à l’État. « Désormais, nous ferons tout pour rétablir l’équilibre », a-t-il conclu.
Wendyam ✍️
Faso Voxpress
