| | |

BurkinaFaso France: Regard croisé entre la gestion économique du Président Ibrahim TRAORÉ et celle de MACRON 

Le pays des Hommes intègres est confronté à la crise sécuritaire depuis 2015. Les gouvernements successifs ont déployé des moyens, en fonction de leur marge de manœuvre, pour tenter d’endiguer cette crise. Cependant, depuis septembre 2022, une nouvelle donne s’est installée avec l’avènement du capitaine Ibrahim TRAORÉ au pouvoir.

Sa gestion reste marquée par une lutte sans complaisance contre l’hydre terroriste. Une gouvernance économique que les statistiques viennent étayer, montrant une augmentation du budget national chaque année. Alors que les discours officiels de certains régimes et chancelleries ouest-africaines et occidentales vouaient à la gémonie la gestion des militaires au pouvoir, le régime du capitaine Ibrahim TRAORÉ présente un tableau plus reluisant, comparativement à d’autres, comme celui du président français Emmanuel MACRON, ancien banquier de formation et à la tête du pays depuis 2017.

Rien que ces deux dernières années, le pays des Hommes intègres a enregistré une croissance notable de son budget, en raison des politiques de sobriété, de la lutte contre la corruption et d’autres pratiques aux antipodes des ambitions décriées de la Révolution Progressiste Populaire. Les recettes budgétaires totales pour l’année 2025 sont établies à 3 308 milliards de FCFA, contre 3 019 milliards de FCFA en 2024, avec un excédent commercial de 1 975 milliards de FCFA.

Cette solidité économique ascendante s’inscrit dans un contexte de lutte antiterroriste, d’assistance humanitaire et d’autres défis majeurs qui, malgré tout, ne freinent pas la dynamique d’industrialisation du pays. Celui-ci a également enregistré l’inauguration de onze unités industrielles financées par l’État burkinabè. En parallèle, l’État est parvenu à rembourser une grande partie de sa dette intérieure afin de redonner un nouveau souffle au secteur privé.

Entre janvier et fin novembre 2025, l’État a effectué des remboursements de dettes intérieures d’environ 1 200 milliards FCFA, selon les données officielles publiées. Actuellement, selon les statistiques à fin décembre 2024, qui restent proches des niveaux de mi-2025, la dette représente 58,6% du PIB burkinabè.

À contrario, en France, où le pouvoir est dirigé par Emmanuel MACRON, ancien haut fonctionnaire et ancien banquier d’affaires, la situation économique est jugée préoccupante, et ce, sans les contraintes sécuritaires auxquelles le capitaine Ibrahim TRAORÉ et son gouvernement font face au quotidien. En 2024, la dette publique française a dépassé 113 % du PIB, soit environ 3 300 milliards d’euros et devrait atteindre 120% du PIB.

À la mi-2025, la dette a atteint 3 416 milliards d’euros. Ce niveau record dépasse celui de plusieurs pays de la zone euro, dans un contexte qui n’est pas marqué par une guerre sur le territoire national ni par une crise sociale majeure susceptible d’expliquer, à elle seule, cette situation des finances publiques. La situation économique française reflète un État qui consomme plus qu’il ne produit.

Cet état de fait illustre l’adage selon lequel « on ne connaît le vrai maçon qu’au pied du mur ». Malgré les critiques et les contraintes sécuritaires auxquelles fait face le pouvoir du capitaine Ibrahim TRAORÉ, le pays renforce son potentiel économique par le biais d’une industrialisation accélérée, tout en menant la guerre contre le terrorisme.

Un double défi que l’histoire des conflits présente souvent comme difficilement conciliable dans une même période.

Wendyam ✍️

Publications similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *