Industrie agroalimentaire: De la terre à l’usine, le Burkina Faso change de modèle économique et brise les chaînes de la dépendance
Le Burkina Faso franchit un cap décisif dans sa marche vers la souveraineté alimentaire et industrielle. Ce vendredi 27 février 2026, le ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat, Serge Gnaniodem PODA, a procédé à la pose de la première pierre de la Société de Commercialisation et de Transformation de Produits Agricoles (SOCOTRA SA) à Ouahigouya, avant le lancement officiel des activités de la Société Industrielle d’Agroalimentaire pour la transformation des Oléagineux (SIATOL) à Ouagadougou. Deux actes forts qui traduisent, sur le terrain, la vision stratégique de Son Excellence le Président du Faso, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ.
À Ouahigouya, la future unité de la SOCOTRA SA, première du genre dans la localité, sera dédiée à la conservation, au stockage et à la transformation des produits maraîchers, notamment la pomme de terre. Dès sa phase initiale, elle affichera une capacité de 350 tonnes par an de chips et de frites surgelées, adossée à une chambre froide pouvant conserver 5 000 tonnes de produits crus, avec une extension prévue à 10 000 tonnes. Au-delà des chiffres, c’est un changement de paradigme, transformer localement pour réduire les pertes post-récoltes et substituer progressivement les importations.
À Ouagadougou, la SIATOL entre en activité avec une capacité de transformation de plusieurs dizaines de tonnes par jour. L’unité valorise l’huile raffinée de soja pour la consommation humaine et le tourteau destiné à l’alimentation animale et avicole, deux segments stratégiques dans la réduction de la dépendance extérieure.
Ces infrastructures généreront des centaines d’emplois directs et des milliers d’emplois indirects, notamment pour les femmes et les jeunes. Elles illustrent une synergie assumée entre l’État et le secteur privé au service d’un développement endogène.
Sous le leadership du Capitaine Ibrahim TRAORÉ, une véritable révolution industrielle est en marche. Le Burkina Faso ne se contente plus d’exporter des matières premières brutes, il transforme, valorise et crée de la richesse sur son sol. La souveraineté alimentaire cesse d’être un slogan pour devenir une réalité productive.
Ismaël Kiekieta ✍🏼
#FasoVoxpress
