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Protection des ayants droit: L’État s’engage à payer le salaire des forces armées tombées au front pendant 5 ans et formalise la répartition des indemnisations

L’État burkinabè franchit un nouveau cap dans la protection sociale de ses Forces de Défense et de Sécurité (FDS) et le personnel de la sécurité intérieure sous le leadership du Président Faso, Chef de l’État, le Capitaine Ibra TRAORE . L’Agence de Soutien aux Veuves, Orphelins et Victimes de Guerre (ASVOVIG) a organisé, ce mardi 24 février 2026, une rencontre d’information consacrée aux nouveaux décrets relatifs à l’indemnisation et à la délégation de solde. Tenue au profit des structures partenaires impliquées dans la prise en charge des ayants droit, cette session marque une étape décisive dans la consolidation du dispositif national de soutien aux forces combattantes et à leurs familles.

Adoptés en Conseil des ministres le 22 janvier 2026 et signés par le Président du Faso, Chef de l’État et Chef suprême des armées nationales, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, ces textes viennent corriger les insuffisances relevées dans les anciens mécanismes.

Ils instaurent une uniformisation du champ d’application pour l’ensemble des FDS, harmonisant ainsi les régimes entre Forces armées nationales et forces de sécurité intérieure. Cette réforme met fin aux disparités et renforce l’équité dans le traitement des dossiers.

Présidant la rencontre, le Chef d’État-Major Général des Armées, le Général de Brigade Moussa DIALLO, a salué une décision souveraine qui traduit la volonté politique de ne laisser aucun défenseur de la Nation ni aucune famille endeuillée sans accompagnement.

Il a insisté sur la portée morale et institutionnelle de ces décrets, rappelant que derrière chaque dossier se trouvent des visages, des sacrifices et des engagements au service de la patrie. Pour lui, leur mise en œuvre exige rigueur, célérité et responsabilité collective, sans hésitation dans l’interprétation ni disparité dans l’application.

Le Directeur général de l’ASVOVIG, le Médecin Colonel Lamine OUÉDRAOGO, a détaillé les innovations majeures introduites. La délégation de solde prévoit désormais le paiement intégral de la solde pendant deux ans après le décès d’un agent, puis la moitié durant les trois années suivantes, soit une couverture totale de cinq ans.

L’indemnisation, quant à elle, s’articule autour du préjudice moral, en vigueur depuis 2018, et du préjudice matériel lié aux pertes subies lors des attaques terroristes.

Parmi les avancées notables figurent l’instauration de clés de répartition formalisées entre ayants droit, la sécurisation des parts réservées aux enfants à travers des comptes bloqués soumis à autorisation judiciaire, ainsi qu’un délai de prescription fixé à cinq ans.

Les circonstances ouvrant droit à indemnisation ont également été clarifiées et regroupées en quatre catégories : lutte contre le terrorisme, attaques terroristes caractérisées, opérations de déminage et de démolition, et lutte contre le grand banditisme.

En renforçant la transparence, la traçabilité et la sécurité juridique des bénéficiaires, ces nouveaux décrets consolident le lien de confiance entre la Nation et ses forces combattantes. Au-delà des textes, c’est un message fort de reconnaissance et de justice sociale que l’État adresse à celles et ceux qui défendent l’intégrité du territoire au prix du sacrifice suprême.

Ismaël KIEKIETA ✍🏼
Boubié Benjamin BATIONO📸

#FasoVoxpress

 

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