Suisse: le Burkina Faso apporte sa solidarité au Mali lors de son examen sur les pires formes de travail des enfants
La Confédération des États du Sahel (AES) se veut une union de solidarité agissante face aux enjeux liés à l’espace sahélien, aussi bien sur le continent africain qu’au-delà.Le lundi 8 juin 2026, le Mali a été examiné sur la question des pires formes de travail des enfants à l’occasion de la 114e Conférence internationale du Travail qui se poursuit à Genève. Cet examen est intervenu à la suite de l’étude de son dossier par la Commission de l’application des normes concernant la mise en œuvre de la Convention n°182 de l’Organisation internationale du Travail (OIT).
Dans un esprit de solidarité diplomatique, le pays des Hommes intègres, par la voix de Son Excellence Camarade Sabine BAKYONO KANZIÉ, Ambassadeur et Représentante permanente du Burkina Faso à Genève, a apporté son soutien à la délégation malienne à travers une déclaration officielle.

Selon le communiqué de l’ambassade, la diplomate burkinabè a salué les efforts remarquables consentis par le Gouvernement malien pour se conformer aux dispositions de ladite Convention, malgré les défis persistants. Tout en réaffirmant son soutien aux autorités maliennes, qui contestent le caractère infondé de certaines allégations liées aux actions des groupes armés terroristes, Son Excellence Camarade Sabine BAKYONO KANZIÉ a invité la communauté internationale à apporter un soutien concret aux États du Sahel.
Ce soutien devrait notamment se traduire par un accompagnement accru de l’AES dans la lutte contre le terrorisme et dans les efforts de développement. Elle a également exhorté la communauté internationale à faire preuve de discernement face aux narratifs et aux affirmations émanant de certains États, organisations non gouvernementales ou individus aux agendas qu’elle estime non transparents.

Selon la diplomate burkinabè, un traitement partisan de la situation n’est pas de nature à favoriser une collaboration constructive dans la lutte contre les pires formes de travail des enfants. Réitérant l’engagement constant du Burkina Faso aux côtés du Mali, elle a affirmé la volonté des deux pays d’œuvrer ensemble pour une mise en œuvre effective de la Convention n°182 dans la sous-région.
Ce soutien burkinabè consolide davantage l’axe Ouagadougou-Bamako et souligne la nécessité de renforcer la coordination des actions diplomatiques à l’échelle internationale. Cette marque de solidarité démontre également qu’au-delà des discours, les autorités des deux pays entendent agir dans l’intérêt supérieur de leurs peuples respectifs.
Wendyam ✍️
