[#Burkina_Faso] Le Capitaine Ibrahim TRAORÉ dit stop au « syndicalisme importé »

Le Président du Faso, Chef de l’État, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, s’est exprimé sans détour le 28 septembre 2025 dans un entretien accordé à la presse nationale et internationale.

Abordant la question des syndicats de travailleurs, le Chef de l’État a reconnu des tensions persistantes avec leurs responsables, tout en annonçant un dégel des rapports à la suite des récentes discussions. « Il faut que chacun comprenne qu’il faut se battre pour sa Patrie et nous l’avons fait comprendre aux gens », a-t-il déclaré.

Dénonçant un « syndicalisme importé », le Capitaine TRAORÉ s’est dit attristé d’avoir appris, lors de ses échanges avec certains responsables syndicaux, la fierté qu’ils éprouvent d’avoir participé à la chute du Président Thomas SANKARA.

« Ce syndicalisme importé n’est pas du syndicalisme. Certains se vantent d’avoir participé à la chute de SANKARA. Vous croyez que cela est bien ? », a-t-il regretté, accusant des influences extérieures d’instrumentaliser le mouvement syndical burkinabè. « Les Occidentaux vous manipulent et vous continuez à agir comme ils le veulent. Ça, ce n’est pas du syndicalisme. Un syndicaliste doit se battre pour les intérêts des travailleurs », a-t-il martelé.

Le Président du Faso a également dénoncé la corruption et certaines pratiques qu’il juge contraires à l’essence du mouvement syndical : « Les responsables syndicaux veulent venir manger avec le pouvoir », a-t-il fustigé.

Dans son appel à un « syndicalisme sain », le Capitaine TRAORÉ a rappelé plusieurs actes posés par son administration en faveur des travailleurs victimes d’injustices. Il a cité, entre autres, les anciens agents des garderies licenciés après la fin du règne de Thomas SANKARA, ainsi que les femmes de la brigade verte de la mairie de Ouagadougou, longtemps privées de leurs salaires malgré leur dévouement quotidien au nettoyage de la capitale.

« Il faut qu’on fasse du syndicalisme sain. En cas de problème, je veux qu’on travaille en Africains. Mais il faut que chacun soit responsable. Il n’y a pas de problème qui ne puisse être résolu », a-t-il indiqué, ajoutant qu’il faut « toujours agir en ayant en tête l’intérêt de la Patrie ».

En conclusion, le Président du Faso a rassuré l’opinion publique nationale de la reprise effective du dialogue avec l’ensemble des responsables syndicaux du pays.

Wendyam ✍️

Faso Voxpress

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