#Burkina_Faso] Le 2ᵉ CASEM du ministère de la Sécurité prône des actions proactives et anticipatives
Le ministre de la Sécurité, le Commissaire divisionnaire de police Mahamadou SANA, a présidé ce mardi 25 novembre 2025 à Ouagadougou la 2ᵉ session du Conseil d’Administration du Secteur Ministériel (CASEM) de l’année 2025 de son département. Placée sous le thème : « Gouvernance sécuritaire dans un contexte de reconfiguration du maillage du territoire : initiatives proactives et changement de paradigmes dans la gestion de la criminalité », cette session réunit l’ensemble des acteurs du monde de la sécurité et se tient pour la première fois en visioconférence.
Le Burkina Faso est résolument engagé dans la reconquête de son territoire national, une mission qui exige des mesures sécuritaires dynamiques et adaptées aux réalités du terrain, conformément à la vision du Capitaine Ibrahim TRAORÉ, Président du Faso, Chef de l’État. Le ministère de la Sécurité joue un rôle primordial dans l’atteinte des objectifs fixés en matière de lutte contre l’insécurité.
À cet égard, cette seconde rencontre ministérielle constitue une occasion d’examiner les documents de planification ainsi que les rapports y afférents, afin d’apprécier les acquis, d’identifier les insuffisances et d’en tirer les enseignements nécessaires, a indiqué le ministre Mahamadou SANA.
Au cours des travaux, les responsables de l’administration sécuritaire échangeront sur le programme d’activités révisé, le rapport d’activités au 30 septembre 2025, soumis à examen et validation, ainsi que sur le décret relatif aux critères d’évaluation des performances des structures du ministère, a-t-il souligné.
Malgré un contexte national marqué par des menaces évolutives et une reconfiguration du maillage territorial, le ministre se félicite des résultats déjà engrangés dans la mise en œuvre du décret du 24 novembre 2024 portant détermination des zones de compétences territoriales de la Police nationale et de la Gendarmerie nationale.
Il a annoncé un taux d’exécution de 85 %, soit 81 services sur 106 doublons levés au cours de l’année 2025 pour la première phase de sa mise en œuvre.
La deuxième phase, prévue pour 2026, consistera à remplacer les commissariats de police de district en zones rurales par les brigades territoriales de gendarmerie, tandis que la troisième phase, attendue en janvier 2027, portera sur la création de services de sécurité dans les 156 communes actuellement dépourvues, conformément au plan stratégique de déploiement.
Appelant à une coordination renforcée entre les forces de sécurité, les autorités locales et les structures communautaires, le ministre a exhorté ses collaborateurs à « rompre avec les approches essentiellement réactives pour promouvoir une stratégie fondée sur l’anticipation, l’analyse prospective et la prévention ».
« Nous devons bâtir une sécurité plus agile, plus intégrée et plus résiliente, capable d’agir en amont et de réduire durablement les vulnérabilités », a-t-il soutenu.
Rappelons que cette session du CASEM se tient pour la première fois en format hybride (présentiel et visioconférence). Cette approche innovante facilite la participation de tous les acteurs du département de la Sécurité, réduit les contraintes logistiques et budgétaires et renforce la culture du numérique au sein de l’administration publique burkinabè.
Lucien DAKISSAGA ✍️
#FasoVoxpress
