ALT/Souveraineté économique: 6,5 % de croissance, 7 millions de tonnes de céréales et 3 309 milliards FCFA de recettes en 2025
A l’Assemblée Législative de Transition, le Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel OUÉDRAOGO a livré un exposé offensif et structurant sur la promotion de la souveraineté économique du Burkina Faso, marquant une rupture assumée avec le modèle néolibéral imposé depuis plusieurs décennies.

Le Chef du Gouvernement a posé les bases d’un nouveau paradigme fondé sur un État stratège, maître des leviers essentiels de son développement, capable d’orienter la production, de protéger les secteurs clés et de garantir l’indépendance économique nationale. Selon lui, la souveraineté repose sur la reconquête du secteur productif, la valorisation des ressources locales et l’engagement actif des citoyens dans la construction nationale.

L’agriculture s’impose comme le pilier central de cette dynamique. La campagne agropastorale 2025-2026 a enregistré une production céréalière historique de plus de 7 millions de tonnes, portant le taux de couverture des besoins alimentaires à 126,6 %. La production de riz a dépassé 1 million de tonnes, enregistrant une hausse de près de 50 % par rapport à la campagne précédente.

Ces performances sont le fruit d’investissements massifs dans l’irrigation, la subvention des intrants, la diffusion de semences améliorées et le renforcement de l’encadrement technique des producteurs. L’élevage et la pisciculture ont également connu des avancées notables, avec une production de plus de 53 000 tonnes de poissons et la création d’emplois durables.

Dans les secteurs minier et énergétique, le Burkina Faso renforce sa souveraineté et sa capacité de transformation. La production aurifère nationale a dépassé 94 tonnes en 2025, générant plus de 776 milliards FCFA de recettes budgétaires. La Société de Participation Minière du Burkina SOPAMIB s’affirme comme un acteur stratégique dans la relance de sites majeurs.
Sur le plan énergétique, l’extension des centrales thermiques et solaires, l’électrification de nouvelles localités rurales et la perspective d’une centrale nucléaire traduisent une volonté claire d’autonomie.
Le Premier ministre a également mis en avant les progrès en matière d’infrastructures, de désenclavement et d’urbanisation, avec plus de 100 km de routes bitumées, la modernisation du transport aérien, l’expansion des réseaux de bus urbains et la construction de logements sociaux. L’initiative présidentielle Faso Mêbo a été présentée comme un modèle endogène de mobilisation populaire pour bâtir les villes et villages par et pour les citoyens.
Sur le plan macroéconomique, le pays affiche une croissance de 6,5 % en 2025, un excédent commercial record de 1 975 milliards FCFA et des recettes publiques atteignant 3 309 milliards FCFA. La baisse du déficit budgétaire et la digitalisation accélérée des finances publiques traduisent une gestion plus rigoureuse et une modernisation de l’État.
Il convient de noter que le Premier ministre a porté un message clair, mobilisateur et rassurant, affirmant la détermination du Burkina Faso à bâtir une économie souveraine, résiliente et créatrice de richesse au service du peuple.
Ismaël Kiekieta ✍🏼
#FasoVoxpress
