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Burkina Faso: l’école de guerre de l’Institut TIEFO Amoro, une preuve concrète de la volonté du Capitaine TRAORÉ de doter le pays de stratèges militaires locaux

C’est dans les périodes de difficultés que se prennent les grandes décisions susceptibles de façonner l’avenir. Aujourd’hui, au pays des Hommes intègres, l’insécurité vécue depuis 2015 a suscité une prise de conscience. Cette fois, le sommet de l’État porte le flambeau de cette nécessité de mettre en place des garde-fous capables de doter le pays de ressources humaines aptes à penser et à trouver des solutions face à un problème d’urgence nationale comme le terrorisme, considéré comme une menace existentielle.

Depuis l’avènement du Camarade Capitaine Ibrahim TRAORÉ au pouvoir en septembre 2022, les Forces armées nationales ont repris l’initiative en tant que gardiennes de l’intégrité des frontières du pays. Sous son leadership, l’acquisition de matériels de guerre a atteint un niveau jamais égalé auparavant, permettant de reconquérir selon les données officielles près de 75 % du territoire et le retour de 1,4 million de déplacés dans leurs villages d’origine.

Au-delà de cette prouesse, le chef de l’État inscrit sa vision dans le long terme. Toute guerre, qu’elle soit conventionnelle ou asymétrique, mérite ses stratèges : ceux qui conçoivent, planifient et coordonnent les plans pour assurer la victoire finale sur l’adversaire. C’est là que l’École de guerre de l’Institut de l’enseignement militaire supérieur TIEFO Amoro (IEMS-TA) incarne l’esprit de l’homme d’État, celui qui agit en se projetant dans l’avenir.

Avec une première cohorte d’une quinzaine d’officiers supérieurs en formation, cette école matérialise la volonté du Camarade Capitaine Ibrahim TRAORÉ de doter le pays d’une intelligentsia militaire capable de concevoir des stratégies de défense et de sécurité adaptées aux réalités locales, afin de permettre aux hommes en uniforme de vaincre toute adversité.

L’objectif est d’avoir des officiers supérieurs plus conscients des enjeux géopolitiques et capables, face à des situations d’urgence, de placer l’intérêt supérieur de la nation au cœur de leurs décisions, sans aucune influence extérieure. Plus simplement, le chef de l’État veut une armée qui voit le monde à travers ses propres lunettes et oriente ses actions conformément à ses propres intérêts nationaux.

L’École de guerre Tiefo AMORO marque ainsi une nouvelle étape dans l’endogénéisation des Forces armées nationales. Avec des tuniques fabriquées localement, une industrie militaire promue et des officiers formés sur place au métier de stratège, la Révolution progressiste populaire poursuit sa volonté de faire de l’armée une force de plein exercice, qui pense, planifie et mène ses actions de défense et de sécurité en toute autonomie stratégique.

Lucien DAKISSAGA ✍️

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