[#AES] Force unifiée : le bouclier sahélien face au terrorisme
Née de la volonté des Chefs d’État de la Confédération des États du Sahel, la Force unifiée de l’AES (FU-AES) s’impose aujourd’hui comme le symbole d’une défense commune résolument tournée vers la protection des populations, la reconquête des territoires et la préservation de la souveraineté des États membres. Véritable incarnation de la solidarité militaire entre le Burkina Faso, le Mali et le Niger, elle traduit la détermination des trois pays à bâtir une architecture sécuritaire fondée sur leurs propres capacités et une coopération renforcée. Plus qu’une force militaire, la FU-AES incarne l’ambition d’un Sahel qui choisit de prendre en main son destin sécuritaire face à la menace terroriste.

Cette vision s’est concrétisée le 20 décembre 2025 à Bamako, lors de la cérémonie solennelle de remise de l’Étendard, présidée par le Président de la Confédération des États du Sahel d’antan, le Général d’Armée Assimi GOÏTA. Cet acte historique a marqué l’entrée officielle en activité de la Force unifiée. Constituée à son lancement de 5 000 soldats issus des trois pays, avec un quartier général établi à Niamey placé sous le commandement du Général de Brigade Daouda TRAORÉ, la FU-AES est devenue le bras armé de la Confédération dans la lutte contre les groupes armés terroristes.

La Force unifiée ne se résume toutefois pas à un regroupement de contingents nationaux. Elle repose sur une vision stratégique axée sur la mutualisation des moyens, le partage du renseignement, une chaîne de commandement intégrée et une interopérabilité renforcée entre les armées des trois États. Grâce à ses capacités terrestres, aériennes et de renseignement, elle dispose des outils nécessaires pour mener des opérations coordonnées, sécuriser les zones sensibles et répondre efficacement aux menaces pesant sur l’espace confédéral.

La montée en puissance de la FU-AES s’est accélérée en avril 2026 à Ouagadougou, lors de la première réunion ordinaire du Comité des Chefs d’État-Major des Armées de la Confédération. Les responsables militaires y ont annoncé une décision stratégique majeure : porter progressivement les effectifs de la Force unifiée à 15 000 hommes. Ce renforcement témoigne de la volonté des trois États de disposer d’une force capable de mener des opérations d’envergure, de contrôler durablement les territoires reconquis et de protéger efficacement les populations.
Une nouvelle étape décisive a été franchie le 10 juillet 2026, toujours à Ouagadougou, avec la validation de l’accord portant statut de la Force unifiée par les ministres chargés de la Défense. Ce texte consolide le socle juridique de la coopération militaire confédérale en définissant les droits, les obligations et les responsabilités des personnels engagés, tout en renforçant l’efficacité des opérations conjointes.
Déjà opérationnelle sur le terrain, la FU-AES coordonne les actions des états-majors, favorise le partage du renseignement et mène des offensives conjointes contre les groupes armés terroristes. Plus qu’un simple dispositif militaire, elle est devenue l’expression d’une Confédération déterminée à assurer elle-même sa sécurité. Avec un effectif appelé à atteindre 15 000 hommes et un cadre juridique consolidé, la Force unifiée de l’AES s’affirme comme un pilier de la stabilité, de la paix et de la souveraineté, tout en incarnant l’espoir d’un Sahel plus sûr, plus résilient et résolument engagé dans la lutte contre le terrorisme.
Kaki ✍🏽
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