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Burkina Faso/ 15 mai, acte de renaissance : le pays renoue avec l’âme de sa tradition sous le Capitaine Ibrahim TRAORÉ

L’instauration du 15 mai comme Journée nationale des coutumes et des traditions par le Président du Faso, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, marque une étape importante dans la reconquête de l’identité culturelle burkinabè. Longtemps reléguées au second plan au profit de pratiques importées, les valeurs ancestrales retrouvent, par cet acte, la place qui leur revient au Burkina Faso. C’est la réparation d’années d’injustice faites aux communautés dépositaires, aux chefs coutumiers, aux gardiens des rites et aux millions de Burkinabè dont la vision du monde s’enracine dans le terroir, dans le sacré et dans la sagesse transmise de génération en génération.

En consacrant une journée entière à la célébration de ce patrimoine immatériel, le Chef de l’État et son gouvernement reconnaissent officiellement que la culture n’est pas un folklore résiduel, mais le socle sur lequel se construit toute ambition nationale.

 

Aucun peuple ne peut avancer durablement s’il est coupé de ses racines. Le développement sans enracinement est un mirage qui produit des élites déracinées, des politiques mimétiques et une société en perte de repères.

Sous l’impulsion du Capitaine Ibrahim TRAORÉ, le Burkina Faso opère ainsi un retour à la source pour mieux assumer sa destinée. Revenir à la source, c’est puiser dans la cohésion, la solidarité, le respect des aînés, le sens du sacré et l’éthique du travail collectif qui structurent les traditions. C’est restaurer la confiance entre l’État et les détenteurs de savoirs endogènes, reconnaître le rôle des chefferies coutumières dans la prévention des conflits, la gestion de la terre et la transmission des valeurs. C’est surtout affirmer une identité culturelle propre, capable de dialoguer avec le monde sans se diluer.

Le 15 mai devient dès lors plus qu’une date commémorative mais une date symbolique d’une souveraineté culturelle retrouvée, complément indispensable de la souveraineté politique et économique que le Burkina Faso s’emploie à consolider.

L’exemple des nations asiatiques éclaire cette trajectoire empruntée. A l’instar de certains pays à travers le monde comme le Japon, la Corée du Sud, la Chine ou le Vietnam n’ont jamais renié leurs rites, leurs langues, leurs philosophies et leurs systèmes de pensée pour se développer. Au contraire, ils ont arrimé la modernité à leurs traditions, en permettant au culte des ancêtres d’être des leviers de discipline, d’innovation et de résilience collective.

Le Burkina Faso est appelé à suivre cette trajectoire d’authenticité assumée. S’enraciner dans sa culture, c’est se doter d’un référentiel commun pour penser l’école, la justice, la gouvernance et l’économie. C’est permettre à la jeunesse de se projeter dans l’avenir sans complexe, forte de repères stables et d’une fierté légitime.

Le 15 mai invite donc chaque Burkinabè, de l’intérieur comme de l’extérieur, à revisiter son héritage, à fréquenter les lieux sacrés, à écouter les sages, à transmettre les contes, les proverbes et les savoir-faire. Il appartient à chacun de faire vivre les coutumes non comme un passé figé, mais comme une matrice vivante du progrès.

A travers la restauration de la dignité de la tradition, le Président du Faso redonne au peuple burkinabè les clés spirituelles et culturelles de son émancipation. Le chemin du développement passe désormais par les villages, les masques, les rites agraires, les alliances à plaisanterie et les interdits fondateurs.

C’est en assumant pleinement son identité culturelle véritable que toute nation reste debout, respectée, et fidèle à son âme dans le concert des peuples.

Soumoubienkô KI

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