Burkina Faso: horizon 2030, le cap vers une souveraineté alimentaire effective
Le Plan national de développement 2026-2030, dénommé R.E.L.A.N.C.E, dévoilé par les autorités de la Révolution progressiste populaire sous le leadership du Capitaine Ibrahim TRAORÉ, ambitionne de faire de l’horizon 2030 l’année de l’affirmation pleine et entière de la souveraineté alimentaire du pays des Hommes intègres. À cette quête s’ajoute une autre visée : la création de centaines de milliers d’emplois pour les jeunes et les femmes, principalement dans les sous-secteurs agropastoral et halieutique.
La faim constitue l’un des principaux obstacles à l’émancipation des peuples africains vis-à-vis de certaines puissances étrangères qui l’utilisent comme un levier de domination à l’échelle mondiale. Depuis septembre 2022, avec l’avènement du Capitaine Ibrahim TRAORÉ, la politique de la main tendue est de plus en plus remise en question au profit d’initiatives endogènes visant à relever les défis structurels et à préserver la dignité du peuple burkinabè.
Cette ambition souverainiste ne saurait être pleinement réalisée sans une autosuffisance alimentaire effective. Dans cette dynamique, le PND 2026-2030 affiche clairement ses objectifs et fixe le cap pour une souveraineté alimentaire assumée à l’horizon 2030.
Pour y parvenir, l’État s’est fixé plusieurs objectifs majeurs : augmenter le taux d’auto-approvisionnement en produits stratégiques tels que le riz, le poisson, le blé, le manioc, la tomate, le sucre, la pomme de terre et le lait, de 33,9 % en 2023 à 60 % en 2030 ; accroître la valeur ajoutée des sous-secteurs agropastoraux de 7 % en moyenne par an ; porter le taux de couverture des besoins fourragers à plus de 100 % par an ; augmenter le taux de commercialisation des produits agricoles de 34,7 % en 2024 à 47,0 % en 2030 ; améliorer la productivité du secteur primaire, passant de 443 000 FCFA par actif en 2024 à 700 000 FCFA en 2030 ; et enfin, accroître la production de viande dans les abattoirs de 10 % en moyenne par an.
En parallèle, ces actions devraient s’accompagner de la création de centaines de milliers d’emplois au profit des jeunes et des femmes burkinabè, dont la main-d’œuvre est reconnue pour son dynamisme et sa compétence à travers le monde. Concrètement, l’objectif est de faire passer le nombre d’emplois dans les sous-secteurs agropastoral et halieutique de 141 353 en 2024 à 300 000 en 2030.
La mise en œuvre de ce programme ambitieux est soutenue par l’Initiative présidentielle pour la production agricole et l’autosuffisance alimentaire (IP-P3A) et l’Offensive agropastorale et halieutique (OPAH). À travers ces initiatives, l’État a investi des centaines de milliards de FCFA pour, entre autres, renforcer la mécanisation agricole, curer les retenues d’eau, assurer la disponibilité des intrants, aménager des sites de production, former les agriculteurs et répondre aux besoins matériels du secteur.
Ainsi, le PND 2026-2030 de la RPP constitue un défi majeur lancé au peuple burkinabè, appelant à une mobilisation générale pour accompagner le gouvernement dans sa quête d’autosuffisance alimentaire et de création d’emplois décents et durables. L’horizon 2030 pourrait alors marquer une étape historique : celle où un peuple, déterminé à assumer son destin, aura su atteindre ses objectifs et affirmer pleinement sa dignité.
Lucien DAKISSAGA ✍️
