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Burkina Faso/Secteur minier : protection renforcée des intérêts des acteurs locaux dans l’exploitation semi-mécanisée

Le pays des Hommes intègres est doté d’un riche potentiel en ressources minières. Depuis l’avènement du Camarade Capitaine Ibrahim TRAORÉ, Président du Faso, Chef de l’État, l’État a engagé des réformes visant à faciliter et à accroître le rôle des nationaux dans le secteur de l’exploitation minière, en particulier aurifère.

Le nouveau Code minier de 2024 ouvre, à cet effet, une fenêtre d’opportunités pour les nationaux dans le secteur, avec pour objectif de voir émerger des magnats de l’or au cours des prochaines années. C’est dans ce cadre que le gouvernement encourage la création de mines semi-mécanisées par les nationaux.

Toutefois, le secteur reste confronté à de nombreux défis qui freinent la dynamique d’implication des acteurs locaux, notamment des redevances proportionnelles alignées au même niveau que celles appliquées aux mines industrielles, malgré des productions aurifères relativement faibles et des dividendes plus élevés au profit de l’État.

Pour pallier ces difficultés, le gouvernement a décidé, lors du Conseil des ministres du jeudi 18 juin 2026, d’adopter le décret portant modification du décret n°2025-0331/PRES/PM/MEMC/MEF du 25 mars 2025 fixant les taxes et redevances minières.

L’objectif visé par le gouvernement est double : optimiser les recettes et poursuivre la promotion de l’exploitation minière semi-mécanisée par les nationaux. Pour ce faire, des innovations majeures sont introduites avec l’espoir de raffermir la dynamique de mobilisation des nationaux dans ce segment de l’activité minière.

Il s’agit notamment de la fixation, par arrêté, des prix de référence des métaux précieux et des autres substances minérales ; de la réduction de 1 % des redevances proportionnelles applicables aux projets semi-mécanisés de substances de mines par rapport aux projets miniers industriels ; et enfin de la précision du délai de paiement de la taxe superficiaire dans les cas de renouvellement des titres miniers en cours d’année.

L’adoption de ce décret permettra d’améliorer le cadre juridique relatif aux taxes et redevances minières. En outre, elle traduit une volonté de garantir davantage d’équité au plus haut sommet de l’État.

Car, certes, l’État a besoin de recettes pour réaliser des projets structurants en faveur du développement national, mais encore faut-il disposer d’entreprises viables sur le long terme pour soutenir cette volonté politique visant l’épanouissement général.

En faisant le choix de l’équité, l’État redonne espoir aux acteurs déjà engagés dans le secteur et lance un appel à une plus forte mobilisation des nationaux, capables de s’imposer et de permettre à l’État burkinabè de renforcer sa présence dans l’exploitation minière.

Lucien DAKISSAGA ✍️

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