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Burkina Faso/Semaine Nationale de la Culture 2026 : quand la gastronomie burkinabè s’invite au cœur de la révolution culturelle

La Semaine nationale de la culture célèbre le patrimoine dans toutes ses dimensions. En marge des spectacles et des compétitions artistiques, l’exposition gastronomique de Bobo-Dioulasso s’est imposée comme un temps fort de cette 22e édition. 

L’ ambition esr de révéler l’art culinaire burkinabè en misant sur la richesse des produits locaux. Sur place, l’équipe de Faso Vox Presse a plongé dans une atmosphère où se mêlent senteurs d’épices, effervescence des fourneaux et plaisir de la dégustation.

Parmi les figures rencontrées, Djenebou BANAO, lauréate candidate au Guinness Record, incarne cette volonté de sublimer le terroir. Présente pour porter haut les couleurs de la cuisine nationale, elle défend une ligne claire qui vise à valoriser les mets locaux en n’utilisant que des produits issus de la production burkinabè.

« Tout ce que nous proposons sort de nos champs, de nos greniers », affirme-t-elle. Pour elle, manger burkinabè n’est pas un slogan, mais un acte de santé publique et de souveraineté. Elle exhorte donc ses compatriotes à suivre la dynamique impulsée par les autorités à savoir que consommer local, c’est se nourrir mieux et soutenir l’économie paysanne.

Même conviction chez Aziza SAWADOGO, transformatrice, restauratrice et promotrice de boissons céréalières. À base de sorgho, de petit mil et de maïs, ses trois recettes rencontrent un tel succès que le stock initial a été épuisé avant la fin de la journée. Elle se réjouit de l’engouement des festivaliers et y voit la preuve que le goût du local revient en force.

« Mon rôle est d’apporter ma pierre à la promotion de nos boissons. Quand les gens redécouvrent ces saveurs, ils renouent avec leur identité », confie-t-elle. La gastronomie, rappelle Lucien K. COMPAORÉ, promoteur du Carrefour international de la Gastronomie du Burkina Faso, est un art à part entière de la culture. « L’alimentation ne saurait être en marge de la SNC », souligne-t-il.

Présent pour partager son savoir-faire, il entend transmettre aux plus jeunes les techniques et les valeurs de la cuisine burkinabè. Des ateliers d’initiation sont prévus pour les enfants, afin que ces pratiques deviennent un héritage vivant et utile à l’âge adulte.

Aux côtés de ces trois figures, des dizaines d’exposants venus de toutes les régions proposent leurs spécialités, traduisant dans les assiettes la volonté gouvernementale de faire de la consommation locale un pilier de la souveraineté. Entre stands fumants, dégustations et échanges, l’espace gastronomique de la SNC 2026 démontre qu’un peuple se construit aussi par ce qu’il mange. La révolution culturelle passe par le goût, et le Burkina Faso entend bien en faire un levier de fierté, de santé et d’unité.

Soumoubienkô KI ✍️

Crédit 📷 : Benjamin Boubié BATIONO

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