Burkina Faso: une savane arborée riche de ses sites d’attraction touristique
Terre de paysages variés, de vestiges historiques exceptionnels et d’une riche diversité culturelle, le Burkina Faso s’impose comme une destination touristique aux multiples facettes. Malgré le contexte sécuritaire, les efforts consentis pour promouvoir le tourisme interne et valoriser le patrimoine national contribuent à faire du pays une destination de plus en plus prisée.

Le pays des Hommes intègres constitue, en Afrique de l’Ouest, l’une des zones qui regorgent de nombreuses potentialités touristiques. Sur cette terre dont la présence humaine remonte à plus de 400 000 ans, selon l’enseignant-chercheur au département Histoire et Archéologie de l’Université Joseph Ki-ZERBO, Dr Lassina SIMPORÉ, le relief et la savane cohabitent en parfaite harmonie depuis des lustres. Au fil des années, il est devenu une destination touristique à ne pas manquer grâce aux efforts des autorités gouvernementales dans la promotion de ses attraits culturels.

Au cours des dernières années, malgré le contexte sécuritaire, le secteur touristique poursuit son essor, tant en matière de visites d’expatriés que grâce à une volonté interne des Burkinabè de découvrir la richesse de leur patrimoine culturel. La faune burkinabè offre une vue magnifique de ses animaux sauvages comme le lion, roi de la jungle, les éléphants, les zèbres, les hippopotames et autres mammifères qui constituent la diversité de son patrimoine animalier.

Au-delà de la faune, le pays regorge de sites touristiques à caractère scientifique et éducatif, comme les hauts fourneaux de la métallurgie ancienne du fer datant du VIIIᵉ siècle avant Jésus-Christ. Au nombre de cinq et classés au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 2019, ces sites, à savoir Douroula et Békuy dans la province du Tuy, Tiwêga dans le Sanmatenga, Yamané et Kindibo dans l’Oubritenga, témoignent d’un savoir-faire ancestral et d’une maîtrise technologique unique en Afrique. On peut également citer les ruines de Loropéni, la mosquée de Dioulassoba et la cour de Tiébélé. Tous ces sites attirent la curiosité intellectuelle qu’ils suscitent et permettent de découvrir comment les anciens ont façonné leur existence à travers des œuvres qui continuent de traverser le temps.

Également, le Musée national du pays regorge d’environ 14 000 objets, dont 12 272 inventoriés, répartis en quatre catégories : ethnographiques, contemporains, archéologiques et divers. Il permet de découvrir la culture des différentes communautés établies sur le territoire national.

Dans cette dynamique, le ministère de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, dirigé par le Camarade Pingdwendé Gilbert OUÉDRAOGO, a multiplié les actions visant à développer le secteur touristique.
L’organisation réussie des éditions passées du SIAO, de la SNC et d’autres manifestations culturelles d’envergure mondiale a contribué à accroître le rayonnement du pays des Hommes intègres et à rehausser son image à travers le monde.

Grâce à l’appropriation des Burkinabè, des hôtels d’accueil à la restauration, en passant par l’univers culturel et artistique ainsi que la succulence des mets locaux, tout un écosystème prend de l’ampleur, contribuant à une vision holistique du secteur touristique avec des retombées économiques tant pour les acteurs privés que pour l’État burkinabè.
Le lancement de la grande saison du Tourisme interne intervient le vendredi 3 juillet 2026 et viendra renforcer la visibilité des sites touristiques, notamment les nouveaux pôles de loisirs comme Samendeni Beach. Par ailleurs, avec l’ambition de rénover le parc Bangr-Weoogo à Ouagadougou en y intégrant des attraits touristiques modernes, le secteur touristique connaîtra, dans les prochaines années, un réel essor, conjugué au retour progressif de la stabilité sur l’ensemble du territoire national.
Lucien DAKISSAGA ✍️
