Burkina Faso/Visite du Capitaine Ibrahim TRAORÉ au centre pénitentiaire agricole de Baporo : une justice pénale qui répare et réconcilie
Lors de son déplacement dans la belle cité de Sya à l’occasion de la Semaine nationale de la culture, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, Président du Faso, a fait une halte au Centre pénitentiaire agricole de Baporo, situé dans la province du Sanguié, région du Nandob. Ce geste n’a pas manqué de marquer les esprits.
Qu’un chef d’État se rende auprès de détenus reste exceptionnel sous nos cieux. Cette démarche en dit long sur l’humanisme, le sens de la dignité humaine et le leadership que revendique le Président du Faso, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ.
Au-delà du symbole, il y a une vision. Cette présence sur le terrain témoigne d’un attachement concret aux droits humains et, surtout, de la conviction que la privation de liberté ne doit pas être une mise au rebut. Le travail d’intérêt général, placé au cœur du projet de Baporo, réconcilie la sanction et l’utilité sociale.
La vision pénale portée par le Capitaine Ibrahim TRAORÉ rompt ouvertement avec la logique carcérale héritée de l’ère impérialiste, celle qui se contente d’entraver la liberté d’aller et venir sans exiger du condamné une réparation tangible envers la collectivité. En instaurant et en valorisant le travail agricole des détenus, le Burkina Faso oppose à la prison-entrepôt la prison-atelier.
C’est une conception africaine de la pénitence, comme l’a lui-même souligné le Chef de l’État : la faute se répare devant la société et par le service rendu à la société. Le détenu n’expie pas dans l’oisiveté ; il se rachète par l’effort, retrouve une fonction, une dignité et une seconde chance.

Les faits parlent d’eux-mêmes. À Baporo, les pensionnaires exploitent de vastes superficies de production céréalière et maraîchère. Leur labeur contribue directement à l’objectif d’autosuffisance alimentaire que s’est fixé le Burkina Faso. Chaque hectare emblavé par un détenu est un hectare soustrait à la dépendance, un pas de plus vers la souveraineté alimentaire. Ainsi, la peine devient productive, et la sanction nourrit la nation au lieu de lui coûter.
Les prisonniers, par la voix de leur représentant, ont dit sans détour combien ils mesurent la portée de cette visite, à la fois symbolique et significative. Elle confirme que, pour le Président du Faso, les droits humains ne sont pas à géométrie variable et que tout Burkinabè, même fautif, reste membre de la communauté nationale et comptable de son propre redressement.
En transformant la détention en un contrat de réparation par le travail, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ donne à la justice pénale un sens nouveau. Il s’agit de punir moins pour exclure, et de réparer davantage pour reconstruire.
Le Centre pénitentiaire agricole de Baporo n’est plus seulement une prison. C’est désormais une thèse en actes sur ce que peut être une justice souveraine, humaine et utile au peuple.
Soumoubienkô KI

