Burkina_Faso : 72 heures  aux Archives nationales  pour fouiller dans les trésors cachés de la mémoire burkinabè

Dans le cadre de la Semaine internationale des Archives, la Direction générale des Archives nationales organise 72 heures de journées portes ouvertes du 9 au 11 juin 2026. L’objectif est de permettre aux populations burkinabè de mieux connaître les missions assignées aux Archives nationales en matière de conservation des données documentaires, de préservation de l’identité culturelle et de sauvegarde de la mémoire historique de la nation. Ces journées se tiennent autour du thème : « Archives pour la justice, le droit, la mémoire et l’avenir ».

Le lancement des activités s’est tenu sous la présidence du Secrétaire général de la Présidence du Faso, Dr Zakaria SORÉ. Avant toute chose, l’hymne national a été entonné par l’ensemble des participants. Une visite guidée a ensuite eu lieu, suivie d’une conférence publique consacrée au rôle des archives dans la préservation de l’identité culturelle et nationale du Burkina Faso.

D’emblée, Marie Diane DIASSO, directrice générale des Archives nationales par intérim, a salué la mobilisation des acteurs venus prendre part à cette Semaine internationale des Archives, qui a permis le lancement de ces journées portes ouvertes. Selon elle, ces 72 heures seront une véritable immersion des participants dans l’histoire et les trésors archivistiques du pays.

Elle a rappelé le rôle stratégique des archives dans le développement d’une nation et a exhorté les participants à puiser à cette source vive de l’histoire et des archives, tant pour les recherches scientifiques que pour les besoins de l’administration. Elle a enfin témoigné sa gratitude à tous les acteurs impliqués pour la réussite de l’événement.

Prenant la parole, le Secrétaire général de la Présidence du Faso, Dr Zakaria SORÉ, a souligné que les archives éclairent le passé et sauvegardent l’avenir. « On ne peut se développer sans se connaître », a-t-il paraphrasé. Reprenant la célèbre formule de Joseph KI-ZERBO « on ne développe pas, on se développe ». ll a insisté sur la nécessité de sauvegarder les archives pour asseoir une identité propre. Cette vision est d’ailleurs au cœur de l’action du Capitaine Ibrahim TRAORÉ, président du Faso, qui entend assurer la souveraineté du Burkina en préservant la mémoire collective et le patrimoine archivistique.

Dr SORÉ a exhorté les chercheurs à exploiter au maximum les sources documentaires pour déconstruire les préjugés et affirmer l’identité culturelle et historique singulière du Burkina Faso. « Il faut résister pour exister », a-t-il martelé, ajoutant que la Révolution Progressiste Populaire prône justement la résistance à travers la préservation de la mémoire collective.

Plusieurs participants ont assisté à la conférence publique, qui a permis de mieux expliquer le rôle des archives dans la conservation de cette mémoire collective, dans le contexte particulier de l’histoire du Burkina Faso marqué par la reconquête d’une souveraineté véritable.

Soumoubienkô KI ✍️

#FasoVoxpress

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