[#Burkina_Faso] AES les ministres valident à Ouagadougou les bases d’une coopération sécuritaire renforcée
La Confédération des États du Sahel (AES) franchit une nouvelle étape dans le renforcement de son intégration sécuritaire. Réunis ce mercredi 1 er juillet 2026 à Ouagadougou, les ministres chargés de la Sécurité du Burkina Faso, du Mali et du Niger ont examiné et validé les recommandations formulées par les experts à l’issue de deux jours de travaux préparatoires, tenus du 29 au 30 juin. Cette rencontre ministérielle illustre la volonté des trois États de bâtir une coopération sécuritaire renforcée, fondée sur la solidarité, la souveraineté et la protection des populations.
Le Burkina Faso est représenté par le ministre de la Sécurité, le Commissaire divisionnaire de Police, le Camarade Mahamadou SANA. Le Mali participe à travers son Secrétaire général, Omar SOGOBA, représentant le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le Général de Division Daoud Aly MOHAMMEDINE. Le Niger est représenté par son ministre d’État chargé de la Sécurité, le Général Mohamed TOUMBA.
Durant les travaux préparatoires, les experts des trois pays ont confronté leurs expériences, partagé leurs analyses et élaboré des propositions concrètes destinées à consolider la coopération sécuritaire dans l’espace confédéral. Ces échanges ont permis de jeter les bases d’une architecture commune visant à améliorer la coordination entre les États membres, à protéger efficacement les personnes et les biens, ainsi qu’à renforcer la stabilité de l’espace AES.
Dans son intervention, le représentant du Niger a rappelé que cette rencontre s’inscrit dans la continuité des orientations définies par les Chefs d’État de la Confédération lors de leur deuxième session ordinaire tenue à Bamako le 23 décembre 2025. Selon lui, les Présidents des trois pays ont exprimé une ambition commune : doter l’AES d’institutions solides, de mécanismes de coopération performants et d’une architecture sécuritaire intégrée capable de répondre efficacement aux défis multidimensionnels auxquels sont confrontés les peuples du Sahel.
Il a également insisté sur les priorités retenues par les départements ministériels des trois États, notamment le renforcement de la coopération sécuritaire, l’harmonisation progressive des cadres juridiques et administratifs, ainsi que la facilitation de la libre circulation des personnes, des biens et des services. À cet effet, les ministres sont appelés à examiner l’avant-projet de Protocole additionnel relatif à la sécurité ainsi que le projet d’Arrangement technique portant sur l’harmonisation des dispositifs, des procédures et des mécanismes de contrôle routier des textes jugés essentiels pour consolider l’intégration confédérale.
Ouvrant officiellement les travaux, le ministre burkinabè de la Sécurité, le Commissaire divisionnaire de Police, le Camarade Mahamadou SANA, a souligné que les peuples du Burkina Faso, du Mali et du Niger partagent une histoire forgée depuis des siècles par les échanges commerciaux, les liens culturels et les solidarités entre communautés. Face aux défis contemporains, notamment le terrorisme, la criminalité transnationale et les tentatives de déstabilisation des États, il a estimé que la mutualisation des moyens, le partage du renseignement et la coordination des actions constituent désormais une nécessité stratégique.
Pour le ministre burkinabè, cette rencontre dépasse largement le cadre d’une simple concertation technique. Elle traduit la détermination des trois États à bâtir un espace sahélien souverain, sécurisé et pleinement intégré, capable de garantir la libre circulation, de favoriser les échanges économiques et de créer les conditions d’un développement durable. Saluant les résultats obtenus par les experts, il s’est dit convaincu que les décisions issues de cette réunion contribueront à renforcer durablement la sécurité collective de la Confédération.
En réunissant les responsables de la sécurité des trois pays autour d’une vision commune, Ouagadougou confirme ainsi son rôle de cadre privilégié de concertation pour l’AES. Au-delà des textes soumis à adoption, cette rencontre témoigne de la volonté politique des États membres de transformer leur coopération en actions concrètes au service de la paix, de la stabilité et de la souveraineté. Elle marque une nouvelle avancée dans la construction d’un espace confédéral où la sécurité constitue le socle de l’intégration et du développement partagé.
Ismaël KIEKIETA ✍🏼
#FasoVoxpress
