[#Burkina_Faso] : La RPP veut affranchir la société de ses maux
À l’occasion des trois ans de sa gestion du pouvoir d’État, le Président du Faso, Chef de l’État, Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, a estimé satisfaisants les résultats déjà obtenus grâce aux retombées de ses actions profitables aux masses populaires.
Dans son entretien de 90 minutes avec la presse nationale et internationale, il a mis en lumière une société confrontée à plusieurs maux, auxquels son gouvernement s’attelle pour trouver le bout du tunnel et permettre à chaque citoyen de s’épanouir.
Selon le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, à leur arrivée au pouvoir, le Burkina Faso était confronté à de multiples défis, tant sur le plan sécuritaire, économique que politique, et chacun de ces volets exigeait une approche différente. « Retenez qu’il y avait beaucoup de réformes à faire… et nous avons une idéologie à mettre en œuvre, d’où la proclamation de la Révolution Progressiste Populaire en avril dernier », a déclaré le Chef de l’État.
L’objectif de cette révolution est de remodeler la société burkinabè afin d’atteindre un idéal commun, contrairement aux orientations suivies sous les régimes précédents. Elle constitue également une rupture avec la gestion des biens publics du passé.
« Il s’agit de révolutionner tous les domaines de notre vie parce qu’on ne peut pas continuer à faire la même chose qu’avant et espérer obtenir un résultat différent. Si nous étions dans la continuité, il aurait mieux valu laisser les politiciens poursuivre leurs pratiques. Mais nous voulons rompre, et la rupture nécessite beaucoup d’engagement », a affirmé le leader face aux hommes de médias.
Toujours selon le Chef de l’État, au fur et à mesure que les réformes sont entreprises, les tares du système continuent d’être découvertes : « Le système qui était en place est comme un gros nœud. Quand un est défait, un autre apparaît. Il y avait beaucoup de maux dans notre société auxquels nous sommes en train de remédier », a-t-il révélé, estimant tout de même son bilan à trois ans satisfaisant et appelant à plus d’efforts.
Cependant, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ s’est réjoui de la compréhension et du soutien populaire dont ont bénéficié leurs différentes initiatives depuis septembre 2022 jusqu’à ce jour. « Nous avons lancé des initiatives au niveau de l’agriculture et, aujourd’hui, si vous allez dans les campagnes et que vous interrogez les cultivateurs, ils vous diront qu’ils se sentent bien maintenant. Ils cultivent pour avoir de quoi se nourrir et le surplus est vendu à la SONAGESS, qui paie et constitue un stock de sécurité destiné à être revendu dans certaines zones en difficulté à des prix subventionnés », a souligné le Président du Faso.
Il a noté un changement de paradigme en matière de gouvernance économique, avec des dirigeants donnant l’exemple de probité. Il a également annoncé la mise en place, dans les jours à venir, de la facture électronique dans le cadre de la digitalisation, malgré les tentatives d’obstruction de certains opérateurs économiques. « Ils ne veulent pas la transparence parce qu’on a habitué les gens à voler et c’est devenu comme une norme. C’était l’état des choses et il faut changer cela.
Le domaine des marchés publics était d’ailleurs le plus corrompu », a martelé le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, ajoutant que ce système ne pouvait prospérer sous son administration, car il aurait empêché l’acquisition de matériels militaires pour les forces combattantes ainsi que d’équipements pour d’autres initiatives.
« L’administration est en train d’être digitalisée pour que les gens n’aient plus accès à l’argent liquide en circulation et que les choses soient transparentes », a-t-il soutenu, avant de conclure que tel est l’esprit de la Révolution : « changer de paradigme et faire ce qu’on n’avait pas l’habitude de faire ».
Wendyam ✍️
Faso Voxpress
