Burkina_Faso/ Octobre 1983 – Octobre 2026 : SANKARA ressuscité, la Révolution renoue avec son âme
Quarante-trois ans après, le 4 août 1983 continue de battre dans le cœur du Burkina Faso comme un tambour d’éveil. Quatre années seulement, d’août 1983 à octobre 1987, auront suffi à la Révolution Démocratique et Populaire pour graver dans le marbre de l’histoire une autre idée du pouvoir à savoir un pouvoir qui sert, qui assainit, qui émancipe. Avec le Capitaine Thomas SANKARA, le Burkina Faso a appris à se tenir debout, à produire et consommer burkinabè, à scolariser massivement, à vacciner, à reboiser, à donner la parole aux femmes et à faire de la dignité un programme de gouvernement. Cette parenthèse fulgurante fut brutalement refermée le 15 octobre 1987 par l’assassinat du père de la Révolution, ouvrant trois décennies de tentative d’effacement, de mémoire confisquée et de justice ajournée.
Pendant longtemps, SANKARA est resté une icône tolérée dehors mais dérangeante dedans, célébrée dans les universités du monde et murmurée chez elle. Il aura fallu attendre l’arrivée du Capitaine Ibrahim TRAORE à la tête de l’État pour que le Burkina renoue ouvertement, courageusement et structurellement avec son père fondateur de la Révolution. Et ce n’est pas une simple réhabilitation symbolique, c’est une résurrection politique, morale et historique brillamment conduite.
Le Président Ibrahim TRAORE n’a pas seulement cité SANKARA, il l’a remis au centre de l’action publique. En rebaptisant le boulevard, en érigeant le mémorial Thomas SANKARA en lieu de mémoire vivant et non en musée mort, en faisant du 15 octobre une journée d’hommage national assumée, en donnant au procès de l’assassinat de SANKARA et de ses compagnons toute sa portée judiciaire sans interférence, il a rendu à l’histoire sa vérité et au peuple sa fierté. Là où d’autres entretenaient l’ambiguïté, il a choisi la clarté : rendre justice à SANKARA, c’est rendre justice au Burkina.
Plus profondément, c’est dans la gouvernance que la restauration prend tout son sens. La bataille pour la souveraineté totale, politique, militaire, alimentaire et économique, le refus des injonctions extérieures, la valorisation des savoirs endogènes, l’appel à la jeunesse à se prendre en charge, le travail, la discipline et l’intégrité comme valeurs cardinales, tout ce qui a fait la doctrine du Capitaine Ibrahim TRAORE est la réplique contemporaine, adaptée aux défis du Sahel en guerre, de l’idéal sankariste. Il ne s’agit pas d’une copie nostalgique, mais d’une continuité assumée. SANKARA avait dit « oser inventer l’avenir », TRAORE s’attèle à le construire.
En ce nouvel anniversaire de la Révolution d’août 1983, il faut saluer cet effort historique. Le Capitaine Ibrahim TRAORE , le.cheg de l’Etat aura réussi là où beaucoup ont échoué notamment réconcilier le Burkina Faso avec lui-même. En ressuscitant brillamment la mémoire de Thomas SANKARA et en œuvrant concrètement pour que justice lui soit rendue, il ne rend pas seulement hommage à un homme, il restaure une boussole pour toute une nation. La Révolution n’est plus un souvenir, elle est redevenue un chemin à suivre l’édification nationale.
Soumoubienkô KI ✍️
