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Développement économique : le Gouvernement sécurise des financements majeurs et renforce la présence de l’État dans les secteurs clés

Cap sur l’investissement productif et la souveraineté économique. En Conseil des ministres ce jeudi 19 février 2026, le Gouvernement a franchi un nouveau palier en adoptant cinq rapports stratégiques au titre du ministère de l’Économie et des Finances, consolidant ainsi les fondations économiques, sociales et industrielles du Burkina Faso.

En premier lieu, l’exécutif a autorisé la ratification d’un accord de prêt signé le 4 décembre 2025 avec la Banque Ouest-africaine de développement (BOAD), d’un montant de 12,250 milliards de F CFA. Ce financement soutient la troisième tranche du Projet de promotion de la finance inclusive (PPFIP), évalué globalement à 44,372 milliards de F CFA.

L’ambition est claire, élargir l’accès aux services financiers aux populations à faibles revenus, notamment les femmes rurales, les jeunes, les producteurs agricoles, les artisans et les petites entreprises. En renforçant les institutions de microfinance et les dispositifs d’accompagnement, l’État entend accroître la résilience des ménages vulnérables et stimuler durablement l’économie locale.

Dans la même dynamique, un second accord de prêt de 10 milliards de F CFA, conclu le 30 décembre 2025 avec la BOAD, a été ratifié pour financer le tronçon Yargo-Bourzanga dans le cadre du projet de construction et de bitumage de la Route nationale n°22 reliant Kongoussi à Djibo. Cette infrastructure structurante contribuera au désenclavement de la zone du Sahel, facilitant les échanges, l’accès aux services sociaux de base et la relance des activités économiques dans un contexte sécuritaire et humanitaire exigeant.

Le Conseil a également adopté un décret autorisant la perception de recettes issues des prestations fournies par certaines structures du ministère en charge de l’Enseignement secondaire et de la Formation professionnelle. Examens, duplicatas de diplômes, habilitations d’établissements privés ou formations pédagogiques : ces encadrements visent à renforcer la transparence et à optimiser la mobilisation des ressources publiques.

Par ailleurs, l’État consolide sa présence dans le secteur minier avec une prise de participation supplémentaire de 25 % dans le capital de KIAKA SA, portant sa part à 40 %. Enfin, une zone de 40 hectares a été déclarée d’utilité publique autour du futur complexe industriel ferroviaire de FASO RAILS à Bobo-Dioulasso, afin de sécuriser les investissements et d’ouvrir la voie à une véritable relance du secteur ferroviaire national.

À travers ces décisions, le Gouvernement affiche une ligne cohérente, investir, sécuriser et industrialiser pour bâtir une économie plus inclusive, plus résiliente et tournée vers l’avenir.

Ismaël Kiekieta ✍🏼

#FasoVoxpress

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