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Santé animale : plus de 2,3 millions de bovins et 4,8 millions de petits ruminants vaccinés

Le Gouvernement burkinabè confirme sa détermination à moderniser et sécuriser le secteur de l’élevage. À l’issue du Conseil des ministres du jeudi 19 mars 2026, un rapport détaillé a été adopté, mettant en lumière les performances significatives enregistrées lors des campagnes de vaccination, de déparasitage et d’insémination artificielle 2025-2026. Ces résultats traduisent une dynamique positive, portée par une stratégie sanitaire renforcée et des innovations majeures.

Dans un contexte où la santé animale constitue un levier essentiel de développement économique, les autorités ont intensifié les campagnes de vaccination de masse contre les maladies prioritaires et les zoonoses. L’élargissement de la couverture vaccinale à de nouvelles pathologies, combiné à la gratuité et à la subvention des interventions, a permis d’accroître significativement l’adhésion des éleveurs.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Plus de 2,3 millions de bovins ont été vaccinés, soit une progression de plus de 12 % par rapport à la campagne précédente. Les petits ruminants enregistrent une performance encore plus marquante avec plus de 4,8 millions de têtes vaccinées, en nette hausse.

La vaccination contre la maladie de Newcastle a concerné plus de 19 millions de volailles, traduisant une avancée notable dans la protection du secteur avicole. Quant à la variole aviaire, la progression spectaculaire des vaccinations témoigne d’un changement d’échelle dans la riposte sanitaire.

La lutte contre les maladies spécifiques s’est également intensifiée, avec des campagnes ciblées contre la rage, la fièvre aphteuse, le charbon bactéridien et la dermatose nodulaire contagieuse bovine. Fait inédit, la vaccination de plus de 1,4 million de poissons contre la streptococcose marque une avancée majeure pour le développement de l’aquaculture au Burkina Faso.

En parallèle, les opérations de déparasitage de masse ont permis de traiter plusieurs millions d’animaux, contribuant ainsi à améliorer leur productivité et leur résilience.

Au regard de ces performances, le Burkina Faso franchit un cap important dans la modernisation de son élevage. Cette stratégie volontariste, axée sur la prévention et l’innovation, consolide durablement la sécurité sanitaire du cheptel et ouvre des perspectives prometteuses pour la souveraineté alimentaire et le développement économique du pays.

Ismaël Kiekieta ✍🏼

#FasoVoxpress

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