Burkina Faso/ Curage des barrages : l’ONBAH bientôt doté d’équipements de dragage
La mobilisation des ressources en eau de surface est entrée dans une phase décisive depuis le lancement, fin janvier 2026, de la campagne de curage de 100 barrages. Réparties sur la majeure partie du territoire national, ces retenues d’eau souffrent d’un besoin urgent de curage et de dragage en raison de l’intensification des activités humaines, du manque d’actions anticipatives des régimes précédents pour leur protection, ainsi que de leur vieillissement.
Sous l’impulsion du Capitaine Ibrahim TRAORÉ, Président du Faso, Chef de l’État, la mobilisation des ressources en eau est devenue une priorité, au regard de la forte proportion de la population burkinabè engagée dans les activités agro-sylvo-pastorales. Le Commandant Ismaël SOMBIE, ministre d’État, ministre de l’Agriculture, de l’Eau et des Ressources animales et halieutiques, est chargé de veiller à la réalisation des travaux en vue de renforcer l’accès à l’eau, qui sert également à l’approvisionnement des ménages en eau potable.
Ainsi, plus de 19 milliards de FCFA ont été consacrés par l’État aux travaux de curage des 100 barrages. Cependant, afin de rendre ces opérations plus efficaces, le gouvernement a décidé de doter l’Office national des barrages et des aménagements hydro-agricoles (ONBAH) de nouveaux équipements de dragage plus performants. L’information a été donnée par le ministre d’État, le Commandant Ismaël SOMBIE, le 1er mai 2026, à l’occasion du lancement du curage des cuvettes des barrages n°1, 2, 3 et de Boulmiougou à Ouagadougou. « Ce sont des équipements qui, une fois mis sur le plan d’eau, disposent de conduites capables d’atteindre le fond et d’aspirer les dépôts accumulés », a-t-il précisé.
Ces équipements devraient permettre à l’ONBAH de mieux assurer ses missions, dans un contexte où, selon les données officielles, le pays compte environ 973 barrages, dont plus de 425, soit près de 40 %, sont aujourd’hui dans un état de dégradation avancée en raison de l’ensablement et de certaines pratiques humaines néfastes.
Plus que jamais, la Révolution progressiste populaire démontre, à travers ses actions, que sa politique publique est résolument tournée vers la défense des intérêts fondamentaux des populations. La mobilisation des ressources en eau de surface en est une illustration et contribuera durablement à soutenir les activités agricoles, halieutiques et pastorales, pratiquées par la grande majorité des Burkinabè.
Wendyam ✍️
