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Burkina Faso/FIPO 2026 : Soutong-Noma remporte le Grand Open et offre le sacre au pays des Hommes intègres

La 3ᵉ édition du Festival International de la Pétanque de Ouagadougou (FIPO) a refermé ses rideaux dans l’après-midi du dimanche 28 juin 2026 dans la capitale burkinabè. L’équipe burkinabè Soutong-Noma a remporté le Grand Open en s’imposant en finale face à Liberté du Niger, au terme d’une compétition ayant réuni six nations africaines.

La pratique de la pétanque s’impose progressivement dans le quotidien de bon nombre d’Africains. À la fois sport de compétition et de loisirs, elle fait désormais de Ouagadougou un véritable carrefour du sport-boules en Afrique. Cette 3ᵉ édition, dont l’apothéose s’est déroulée en présence de la Camarade ministre des Sports, de la Jeunesse et de l’Emploi, Annick PIKBOUGOUM ZINGUE OUATTARA, de l’ambassadeur pour le sport, Charles KABORÉ, de plusieurs personnalités ainsi que de chefs coutumiers, a démontré l’engouement grandissant du public burkinabè pour cette discipline.

Portée par une foule de supporters acquise à sa cause, l’équipe Soutong-Noma menait son adversaire nigérien, Liberté, sur le score de 10 à 4 lorsque ce dernier a abandonné la partie, la domination burkinabè étant déjà largement établie. Pour le capitaine de l’équipe, Idrissa ZONGO, cette victoire est le fruit d’un travail collectif et de la détermination de ses coéquipiers à conserver le trophée au Burkina Faso.

La finale a également été marquée par des prestations artistiques, une ambiance festive et la remise de plusieurs distinctions. L’équipe classée troisième a reçu des médailles de bronze ainsi qu’une enveloppe de 400 000 FCFA. Le vice-champion, Liberté du Niger, est reparti avec des médailles d’argent, un trophée, des gadgets et une récompense de 1 000 000 FCFA.

Quant au champion, Soutong-Noma, il a reçu des médailles d’or, le trophée de vainqueur, des gadgets ainsi qu’un chèque de 2 000 000 FCFA. Des trophées spéciaux ont également récompensé le plus jeune joueur, le vainqueur du tir de précision, du face-à-face, de la doublette ainsi que le trophée de la Ville de Ouagadougou.

La ministre des Sports, de la Jeunesse et de l’Emploi, Annick PIKBOUGOUM ZINGUE OUATTARA, s’est réjouie de la tenue de ce festival, qu’elle considère comme un véritable carrefour où l’Afrique se rencontre, échange, se mesure loyalement et se comprend.

Le promoteur du festival, Maxime ZONGO, par ailleurs président de l’Association Club Sportif de Solidarité Naaba Wagsé, a quant à lui, exprimé sa gratitude aux autorités, aux partenaires et au public pour leur mobilisation, estimant que cette forte affluence témoigne de la réussite de cette troisième édition. Il a également affiché son ambition de faire du FIPO une compétition ouverte, à l’avenir, à des pays situés au-delà du continent africain.

Présent à cette finale, le Marocain Hassan CHARBOUNA, expert, membre de la Commission d’arbitrage et de la Commission technique de la Confédération africaine des sports de pétanque, a salué la qualité de l’organisation ainsi que les infrastructures mises à la disposition des participants. Il a félicité le promoteur et la Fédération burkinabè de pétanque, tout en souhaitant voir le festival gagner davantage en envergure lors des prochaines éditions.

Au-delà de la compétition sportive, cette 3ᵉ édition a été marquée par des sessions de formation à des activités génératrices de revenus au profit des femmes déplacées internes, des animations culturelles, une opération de don de sang ainsi qu’une rue marchande mettant en valeur les produits et le savoir-faire burkinabè.

En réunissant six nations africaines autour d’une même passion, le Festival International de la Pétanque de Ouagadougou confirme son ascension parmi les rendez-vous majeurs du sport-boules sur le continent. Au-delà des performances sportives, cette édition a contribué à renforcer les liens d’amitié entre les peuples africains, à promouvoir la cohésion sociale et à réaffirmer la capacité du Burkina Faso à accueillir des compétitions internationales grâce à la qualité de ses infrastructures sportives.

Lucien DAKISSAGA

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