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Burkina Faso/Lutte contre la drogue : un mois de mobilisation nationale lancé pour renforcer la riposte contre le fléau 

La commémoration de la 39e Journée internationale de lutte contre l’abus et le trafic illicite de drogues a été officiellement lancée ce vendredi 26 juin 2026 à Ouagadougou par la Camarade Secrétaire générale de la région du Kadiogo, Aïsseta Angelina TRAORÉ. La cérémonie s’est déroulée en présence du Camarade conseiller technique représentant le ministre de la Sécurité, l’inspecteur général de police Emma Noël KABORÉ, ainsi que du Secrétaire permanent du Comité national de lutte contre la drogue (CNLD), le Camarade commissaire divisionnaire de police Boukary TRAORÉ. Ce lancement marque le début d’un mois de concertation, de dialogue entre les acteurs et de sensibilisation sur l’ensemble du territoire national afin de lutter plus efficacement contre les drogues illicites et leurs conséquences sur la société.

La lutte contre l’abus et le trafic illicite de drogues constitue une priorité des autorités gouvernementales. Source de financement de réseaux de criminalité organisée, les drogues illicites alimentent l’insécurité et fragilisent le tissu social. À travers le Comité national de lutte contre la drogue (CNLD), structure rattachée au ministère de la Sécurité, l’État burkinabè entend renforcer la coordination des actions pour venir à bout de ce fléau. Cette année, le thème retenu est : « Stratégie nationale de lutte contre la drogue : passer à l’action par une réponse coordonnée ».

Dans son discours lu par la Secrétaire générale de la région du Kadiogo, la Camarade Aïsseta Angelina TRAORÉ, le ministre de la Sécurité a rappelé la nécessité d’une synergie d’action face au phénomène de consommation de drogues qui affecte les individus et la société burkinabè tout entière. Selon lui, les drogues illicites constituent une menace sérieuse pour la santé publique, la sécurité et le développement socio-économique du pays en raison de l’augmentation de la consommation, de la diversification des substances psychoactives et de la persistance de réseaux criminels de plus en plus organisés.

Au regard de la gravité de cette menace, la commémoration prend cette année une dimension particulière en s’étendant sur une période d’un mois. Au programme figurent notamment une journée de salubrité dans un centre de réinsertion sociale, des campagnes de sensibilisation ainsi que la mobilisation de ressources pour la mise en œuvre de la Stratégie nationale de lutte contre la drogue.

Par ailleurs, cette commémoration servira également de cadre de réflexion et d’évaluation des actions déjà entreprises afin de jeter les bases de nouvelles initiatives. « Elle est un appel à la conscience politique, un moment de réflexion et d’action. Elle nous invite à mesurer les progrès accomplis, à identifier les défis persistants et surtout à renouveler notre engagement commun pour bâtir une société libérée des ravages de la drogue », a souligné Boukary TRAORÉ, Secrétaire permanent du Comité national de lutte contre la drogue (CNLD).

De son côté, le camarade représentant du ministre de la Sécurité, l’inspecteur général de police Emma Noël KABORÉ, a lancé un appel aux familles à assumer pleinement leur responsabilité parentale à travers une bonne éducation et une sensibilisation accrue des enfants sur les dangers de la drogue afin d’accompagner les efforts de l’État dans la lutte contre ce phénomène.

Instituée par les Nations unies en 1987, la Journée internationale de lutte contre l’abus et le trafic illicite de drogues constitue un rendez-vous annuel de mobilisation contre ce fléau. Au Burkina Faso, l’État poursuit ses efforts à travers des opérations de saisie, de sensibilisation, de prise en charge des personnes dépendantes et de réinsertion sociale. En 2025, les services de sécurité ont notamment saisi plus de 172 tonnes de drogues, sensibilisé plus de 400 000 personnes sur les dangers liés à la consommation des drogues illicites, interpellé plus de 500 personnes, pris en charge plus de 2 000 personnes et accompagné plus de 90 bénéficiaires dans leur réinsertion sociale.

Lucien DAKISSAGA ✍️

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