AES/ De la consolidation à l’incontournable: Quand la sécurité retrouvée fonde la légitimité institutionnelle
L’Alliance des États du Sahel (AES) écrit d’ores et déjà son histoire, deux ans après sa naissance. Née dans un contexte d’urgence sécuritaire, elle se consolide aujourd’hui à un rythme qui surprend ses détracteurs et rassure les peuples du Sahel. La mise en place d’outils communs radio et télévision de l’Alliance, esquisse d’une banque sahélienne, harmonisation des politiques diplomatiques et de défense témoigne d’une institution qui prend corps à tous les égards.
Cette montée en puissance ne relève pas du seul exercice de communication. Elle s’adosse à des résultats tangibles sur le terrain, où l’engagement des Forces de défense et de sécurité, épaulées par les volontaires, produit des effets probants. Des localités entières sont réoccupées, les populations déplacées reprennent le chemin du bercail, les marchés renaissent et la campagne agricole s’amorce dans une sérénité retrouvée. La sécurité, condition sine qua non de toute souveraineté, redevient une réalité dans des zones hier encore interdites.
C’est précisément cette reconquête des territoires qui confère à l’AES sa crédibilité et rend sa collaboration indispensable aux autres structures sous-régionales. L’exemple des pourparlers engagés avec la CEDEAO est à cet égard éloquent. Là où certains prédisaient l’isolement, le dialogue, jamais vraiment rompu, se structure désormais autour d’intérêts convergents : libre circulation des personnes et des biens, sécurité transfrontalière et préservation du tissu économique commun.
Dans l’intérêt supérieur des peuples, une coopération fructueuse s’impose. L’AES ne se positionne pas comme une concurrente des organisations existantes ; elle s’affirme comme une réalité géopolitique avec laquelle il faut composer, parce qu’elle administre et sécurise ses espaces tout en projetant une vision d’une Afrique nouvelle, libre et digne.
Ceux qui doutaient de sa viabilité sont aujourd’hui confrontés aux faits. L’Alliance se consolide parce qu’elle répond à une aspiration profonde des Sahéliens : la dignité, la souveraineté et la responsabilité. Cette trajectoire porte la marque de la vision éclairée des trois chefs d’État. Le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, Président du Faso, le Général d’armée Assimi GOÏTA, Président du Mali, et le Général Abdourahamane TIANI, Président du Niger, ont fait le choix de l’union face à l’adversité et de l’audace face à l’histoire. Leur détermination à porter haut le flambeau de l’Alliance, à mutualiser les moyens et à parler d’une seule voix sur les grandes questions internationales, consolide les acquis institutionnels.
Il faut saluer cette dynamique. La création de l’AES n’est pas un accident de parcours. Bien au contraire, sa naissance constitue une réponse structurée à des décennies de défis mal adressés. Elle est née pour prendre à bras-le-corps la souveraineté des nations du Sahel et la dignité de leurs peuples.
En conjuguant victoires sécuritaires et construction institutionnelle, l’Alliance démontre qu’un autre chemin est possible : un chemin où la sécurité est de mise et où les peuples sont replacés au cœur des politiques publiques. À ce titre, l’AES est désormais incontournable. Sa voix compte, sa main tendue engage, et son avenir se conjugue déjà au travers de sillons bien tracés.
Soumoubienkô KI ✍️
