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Burkina Faso/Lutte contre le paludisme : l’État veut protéger près de 5 millions d’enfants contre la maladie

La santé des populations demeure une priorité pour le gouvernement burkinabè. Avec les premières pluies de l’hivernage, l’État anticipe l’une des principales menaces de santé publique : le paludisme.

Maladie connue pour sa forte recrudescence pendant la saison des pluies et responsable de nombreuses victimes, notamment chez les enfants, le paludisme fait l’objet d’une attention particulière des autorités. Dans cette dynamique de prévention, le gouvernement a lancé l’édition 2026 de la campagne de Chimio-prévention du paludisme saisonnier plus (CPS+).

Au total, près de 5 millions d’enfants seront couverts par cette campagne à travers cinq passages mensuels prévus de juin à octobre sur l’ensemble du territoire national. Le premier passage, qui se déroulera du 25 au 28 juin dans 24 districts sanitaires à forte incidence palustre, devrait toucher plus de 1,2 million d’enfants.

C’est ce qui ressort de la conférence de presse animée le 23 juin 2026 à Ouagadougou par le Secrétaire permanent pour l’élimination du paludisme, le Dr Sidzabda Christian Bernard KOMPAORÉ.

La CPS+ vise à protéger les enfants âgés de 3 à 59 mois durant la période de forte transmission du paludisme à travers l’administration gratuite de médicaments préventifs.

Par ailleurs, cette campagne prévoit des séances de dépistage de la malnutrition aiguë, la recherche des enfants non à jour de leur vaccination antipaludique, la prise en charge communautaire des enfants fébriles ainsi que la destruction des gîtes larvaires.

Cette initiative traduit l’engagement des plus hautes autorités, sous le leadership du Camarade Capitaine Ibrahim TRAORÉ, Président du Faso, Chef de l’État, à renforcer la protection des enfants et, au-delà, de l’ensemble des populations contre le paludisme.

Rappelons qu’en 2025, le gouvernement avait enregistré un taux de couverture de 94 % des objectifs fixés dans le cadre de la lutte contre le paludisme. Par ailleurs, 73 % des gîtes larvaires identifiés avaient été détruits.

Lucien DAKISSAGA ✍️

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