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Burkina Faso: Après l’or, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ annonce son ambition de transformer sur place tous les métaux du sous-sol

La première raffinerie d’or du pays des Hommes intègres, RAFFINOR-BF, a officiellement débuté ses activités le lundi 28 septembre 2026 à Ouagadougou, après la coupure du ruban par le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, Président du Faso, Chef de l’État, en présence du Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel OUÉDRAOGO, et de plusieurs autres membres du gouvernement.

Lors de cette inauguration, le Chef de l’État a dévoilé toute l’ambition qu’il nourrit pour le secteur extractif. Au-delà de l’or, le pays s’engage désormais sur la voie de la maîtrise stratégique de l’ensemble des chaînes de valeur des ressources de son sous-sol. Évoquant notamment le manganèse, le zinc et le cuivre, il a indiqué que le Burkina Faso ne devrait plus se contenter d’exporter ses métaux à l’état brut.

À l’issue de la cérémonie, face à la presse burkinabè, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ a esquissé un avenir prometteur pour l’industrie extractive. « Notre ambition n’est plus d’être juste un pays qui extrait et qui exporte sa matière première, nous voulons affiner tous nos métaux sur place. Nous voulons avoir la maîtrise de toute la chaîne de valeur sur place et nous avons commencé par l’or », a-t-il souligné.

Qualifiant l’ouverture de la raffinerie de symbolique et très forte, il a invité la jeunesse à s’y investir et à apprendre à maîtriser toute la chaîne de valeur, car il y va de la maîtrise totale de l’État sur ses ressources naturelles. « Aujourd’hui, nous brisons le maillon de la dépendance. Notre or ne servira plus à créer de la valeur ajoutée pour les autres, à bâtir la fortune des autres, pendant que notre peuple reste dans le besoin », a indiqué le Chef de l’État dans son discours lu par le ministre de l’Énergie, des Mines et des Carrières, Yacouba ZABRÉ/GOUBA.

Selon lui, avec RAFFINOR-BF, l’or ne sera pas seulement extrait au Burkina Faso : il doit y être transformé, contrôlé, valorisé et certifié. « Désormais, nous transformerons au Burkina Faso ce que nous produisons », a-t-il poursuivi.

Par ailleurs, cette journée de haute portée pour l’industrie nationale, notamment en matière de transformation des matières premières en produits finis, a été l’occasion pour le Chef de l’État de répondre sans détour à ses détracteurs, qu’il qualifie de « déchets de la société ». Il a invité le peuple burkinabè à maintenir le cap de l’engagement au service de la nation. « On avance, c’est ça le plus important. Ne les écoutez pas , c’est du concret. Restez concentré et focus », a-t-il martelé.

Désormais, pour les responsables de la Révolution progressiste populaire, les retombées des ressources nationales doivent porter et soutenir les projets phares et structurants dans les domaines des infrastructures routières, de la santé et de l’éducation, et générer des emplois pour l’épanouissement de l’ensemble de la population. « Les richesses naturelles appartiennent au peuple. Elles doivent servir à améliorer ses conditions de vie dans le respect de l’environnement, de la justice sociale et dans l’intérêt des générations futures », a conclu le Chef de l’État.

Par cette volonté politique manifeste, la vision du Président du Faso entend renforcer le rôle stratégique des ressources nationales, afin d’en faire un véritable levier des ambitions de développement économique, social et durable du pays.

Lucien DAKISSAGA ✍️

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