Burkina Faso: de la mine au lingot, RAFFINOR-BF marque un tournant pour l’or national et ses retombées au profit des masses populaires
Ce lundi 28 septembre 2026 constitue un pas de géant pour l’État burkinabè dans le secteur de la transformation des ressources naturelles, sous le leadership du Camarade Capitaine Ibrahim TRAORÉ, Président du Faso, Chef de l’État. Grand pays d’Afrique subsaharienne en matière de production d’or, avec 94 tonnes produites en 2025 , le Burkina Faso a vu la maîtrise de la chaîne de valeur du « roi des métaux », après son extraction à l’état brut, échapper depuis plusieurs décennies au contrôle de l’État.
Toutefois, depuis l’avènement de la Révolution Progressiste Populaire, un vent nouveau s’est levé, marqué par une volonté politique de reprendre en main ce secteur stratégique, principal pourvoyeur de recettes pour le budget national. L’inauguration de RAFFINOR-BF ce 28 septembre par le Camarade Chef de l’État, en présence du Premier ministre, le Camarade Rimtalba Jean Emmanuel OUÉDRAOGO, du Camarade ministre de l’Énergie, des Mines et des Carrières, Yacouba ZABRÉ/GOUBA, et de plusieurs membres du gouvernement, confirme avec éclat cette ambition.

Réalisée dans le cadre d’un partenariat public-privé de plus de 11 milliards de FCFA dont l’État burkinabè est un actionnaire majeur, cette raffinerie est la preuve concrète de la politique souverainiste en cours, visant à replacer l’État au cœur de l’exploitation de ses ressources naturelles. De l’extraction du minerai à son traitement pour obtenir un or de haute pureté sous forme de lingots, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ réussit un pari jugé impossible dans la stratosphère politique ouest-africaine, d’autant plus pour un pays sahélien engagé dans la lutte contre l’insécurité depuis 2015.

Cette usine pourrait renforcer le contrôle vigilant de l’État sur la quantité exacte de sa production d’or annuelle. Cela tranche avec la situation de certains pays africains où les sociétés minières étrangères transfèrent le minerai brut dans leur pays d’origine avant d’en déclarer unilatéralement la quantité, face à des États contraints d’accepter ces chiffres faute d’unités de traitement locales.
Par ailleurs, l’inauguration de cette raffinerie s’inscrit dans une vision plus large : sous l’impulsion du Capitaine Ibrahim TRAORÉ, l’État ambitionne de détenir 10 mines industrielles d’ici 2030. Pour illustration, en juin 2025, le Conseil des ministres a adopté un décret portant transfert à la Société de participation minière du Burkina (SOPAMIB), une structure publique qui pilote le retour de l’État dans le secteur minier, des anciens actifs miniers de Wahgnion Gold SA, SEMAFO Boungou SA, Ressources Ferké SARL, Gryphon Minerals Burkina Faso SARL et Lilium Mining Services Burkina Faso SARL, acquis par l’État en août 2024 auprès d’Endeavour Mining et de Lilium Mining.

La création récente de Bouboulou SA, une mine industrielle 100 % étatique, participe également de cette dynamique où le contrôle des ressources naturelles est devenu le symbole même de l’affirmation de la souveraineté nationale. À travers ces actions allant des sites d’exploitation jusqu’à l’usine de raffinage, le Camarade Capitaine Ibrahim TRAORÉ démontre sa constance en joignant l’acte à la parole.
La raffinerie d’or vient consolider la position de l’État sur l’ensemble de la chaîne de valeur. Le 23 janvier 2024, le Chef de l’État avait déjà lancé les activités de l’usine de traitement des résidus miniers, Golden Hand SA, dans la zone industrielle de Kossodo. Aujourd’hui, RAFFINOR-BF, disposant d’une capacité de production initiale de 164 tonnes annuelles selon son Directeur général, le Camarade Adama SAWADOGO, et visant à terme 500 tonnes dans sa seconde phase d’extension, illustre une réalité désormais incontestable : l’exportation de l’or brut est révolue au pays des Hommes intègres. Il s’agit désormais de faire vivre dignement le peuple burkinabè des retombées de son sous-sol.
« Notre sous-sol est riche, très riche. Désormais, notre peuple doit pleinement profiter de ses ressources nationales. Nous nous donnerons les moyens de maîtriser l’industrie extractive et surtout d’en être une référence en Afrique. Nous ne doutons pas de nos capacités à réussir ce challenge », a d’ailleurs inscrit le Camarade Capitaine Ibrahim TRAORÉ dans le livre d’or.
C’est ainsi un chapitre nouveau de l’histoire des ressources naturelles qui s’écrit au présent, par des actes concrets appelés à transformer durablement le quotidien des masses populaires conformément à la vision de la Révolution Progressiste Populaire.
Lucien DAKISSAGA ✍️
Crédit photo📸 : Boubie benjamin BATIONO
