Burkina Faso: la nationalisation, symbole d’un État qui reprend les rênes économiques
Le secteur économique national connaît une transformation notable depuis l’avènement de la Révolution progressiste populaire. Porté par un engagement patriotique au sommet de l’État, un vent de souverainisme économique souffle sur le pays, avec une gouvernance axée sur la préservation de l’intérêt national.
Désormais, l’État entend jouer un rôle moteur dans l’économie. Cette volonté se traduit déjà par la création d’unités industrielles dans lesquelles il détient une part importante du capital.
Par ailleurs, face à certaines entreprises en difficulté, menacées de faillite et susceptibles de compromettre la dynamique de transformation des produits locaux ainsi que l’employabilité des jeunes, des mesures anticipatives sont mises en œuvre.

C’est dans cette logique que s’inscrit la nationalisation de la Société burkinabè des fibres textiles. L’État a racheté la totalité des parts détenues par les actionnaires privés, représentant 5,537 % du capital, pour un montant de 75 026 287 720 F CFA, correspondant à 976 400 actions, soit une valeur moyenne de 76 840 F CFA par action.
Cependant, selon une étude d’évaluation réalisée en 2025, la valeur économique moyenne de la SOFITEX est estimée à 338 143 506 756 F CFA.

Une entreprise industrielle stratégique qu’il était crucial de préserver, d’autant plus qu’elle fait face à un volume important de dettes dont le remboursement devient de plus en plus difficile.
En procédant à cette opération, l’État burkinabè, sous le leadership du Ibrahim TRAORÉ, affiche sa volonté de sauvegarder un pilier de l’économie nationale.
Cette démarche vise à protéger les entreprises engagées dans la transformation des produits locaux, créatrices de valeur ajoutée et d’emplois.
Wendyam ✍️
