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Burkina Faso/Rapport de Human Rights Watch: la CNAVC dénonce un rapport fictif de plus de « 300 pages » et appelle à une mobilisation générale dans les prochains jours

Les membres de la Coordination Nationale des Associations de la Veille Citoyenne (CNAVC) ont rencontré les professionnels des médias au cours de la soirée du 15 avril 2026 à Ouagadougou. Objectif : dénoncer ce qu’ils considèrent comme des manipulations de l’organisation Human Rights Watch (HRW), accusée d’ingérence dans les affaires internes du Burkina Faso.

La conférence s’est ouverte dans une ambiance de fièvre révolutionnaire. Avant les échanges avec la presse, l’hymne national a été exécuté, puis une minute de silence a été observée en mémoire des héros tombés les armes à la main. Un autre recueillement a eu lieu en hommage à leur camarade Mahamadi BAGAGNAN, récemment décédé.

La CNAVC appelle le peuple burkinabè au rejet catégorique du rapport de HRW et invite à une veille citoyenne active.

Des pancartes brandies par les militants affichaient des slogans chocs : « Macron à bas », « Newton Ahmed Barry à bas ».

Les conférenciers dont Michel KOPIA, président du mois, et Labidi NABA, porte-parole principal ont dénoncé une forfaiture politique de la part de HRW. Selon eux, l’organisation veut instrumentaliser les droits humains pour semer le doute au sein des populations burkinabè.

Labidi NABA, porte-parole principal de la CNAVC

« Il y a une volonté manifeste d’entamer la dynamique révolutionnaire et souverainiste », a martelé Labidi NABA.

La CNAVC appelle le peuple burkinabè au rejet catégorique du rapport de HRW et invite à une veille citoyenne active, ainsi qu’à une mobilisation générale dans les prochains jours contre « la perfidie » de l’organisation. Les partenaires internationaux sont également invités à ne pas se laisser influencer par ce rapport « funeste » qui viserait simplement à déstabiliser le Burkina Faso.

Une vue des participants lors de la conférence de presse

Pour les conférenciers, le peuple burkinabè n’a jamais courbé l’échine et continuera héroïquement son combat pour la souveraineté nationale. Ils affirment s’opposer farouchement à ce rapport « fictif » de plus de 300 pages, qu’ils accusent d’avoir été « renseigné par des apatrides qui inventent des informations erronées », a protesté Michel KOPIA.

Ce dernier a annoncé qu’un grand meeting de protestation aura lieu incessamment contre ce rapport.La Coordination Nationale des Associations de Veille Citoyenne, « profondément attachée à la souveraineté, à la dignité et à l’intégrité territoriale du Burkina Faso, élève une protestation vigoureuse, ferme et sans équivoque contre le prétendu rapport publié le 2 avril 2026 par Human Rights Watch », a lancé Labidi NABA.

 

Ce document s’inscrit, selon lui, « dans une logique de déstabilisation politique, de guerre informationnelle et de discrédit stratégique dirigée contre le Burkina Faso et l’ensemble des États engagés dans la dynamique souverainiste de l’espace AES ».Labidi NABA a également souligné que ce rapport souffre de graves insuffisances méthodologiques, à savoir l’absence de présence officielle de HRW au Burkina Faso ; l’absence d’accès direct et contradictoire aux autorités nationales et le recours à des témoignages indirects, souvent anonymes et non vérifiables.

« Avec une posture accusatoire préalable orientant l’ensemble des conclusions, un tel document ne saurait être considéré comme une expertise indépendante », a-t-il fait savoir. La CNAVC dénonce avec force « cette subtilité subversive, caractéristique des stratégies modernes d’ingérence, consistant à instrumentaliser la question des droits humains pour affaiblir les États africains engagés dans une reconquête de leur souveraineté », a expliqué le porte-parole.

Un membre de la CNAVC tenant une pancarte.

Quant à Michel KOPIA, il n’a pas tergiversé : « Le peuple burkinabè est guerrier et ne recule devant rien jusqu’à la victoire finale. » Il a demandé aux populations, sans distinction ni discrimination aucune, de se tenir prêtes pour tout éventuel appel à une mobilisation générale dans les jours à venir.

C’est sous cette note d’appel à la mobilisation que la conférence de presse a pris fin.

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